Plus d’un million de doses du vaccin Pfizer/BioNTech ont été prévues pour une livraison en Belgique dans les semaines du 19 et 26 avril 2021. Quant à celui du laboratoire américain Johnson & Johnson, les autorités locales attendent l’avis de l’Agence européenne des médicaments. Elles soulignent néanmoins un délai de livraison de plus en plus court, notamment pour Pfizer.

La Belgique compte désormais sur le vaccin Pfizer/BioNTech pour atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés. D'ailleurs, les doses supplémentaires prévues être livrées dès la semaine du 19 avril devront l'aider à avancer dans sa campagne. Et ce, malgré les obstacles connus avec le vaccin Johnson & Johnson.

En effet, bien qu'elle ait reçu les doses commandées, la Belgique a choisi de mettre le vaccin américain J&J en attente. Une décision qu'elle partage avec des pays comme l'Afrique du Sud et les États-Unis qui ont préféré suspendre leur administration. Les autorités belges souhaitent obtenir l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) après les effets secondaires signalés.


Plus d'un million de doses supplémentaires

Le responsable de la Taskforce Vaccination, Dirk Ramaekers, tient toutefois à rassurer. Les doses supplémentaires de Pfizer/BioNTech que recevra la Belgique pourront remédier au report de l'administration du vaccin Johnson & Johnson. D'ailleurs, il souligne un raccourcissement du délai qui court entre la livraison et l'utilisation, en particulier pour le premier vaccin. Aujourd'hui, il faut attendre 9 jours pour disposer des nouvelles doses. Ce délai était encore de 19 jours il y a un mois.

D'ici mai et juin, la Belgique devrait ainsi recevoir 5,8 millions de doses des vaccins Moderna et Pfizer/BioNTech. Elle recevra plus de 1,2 million de doses dans les semaines du 19 et du 26 avril, souligne la Taskforce.

Comme en France, les personnes qui souhaitent recevoir leurs doses peuvent se rendre dans les centres de vaccination. Elles sont également proposées gratuitement. Les mutuelles santé sont mobilisées uniquement pour aider dans l'organisation de la réception des patients.

La Taskforce rappelle néanmoins la différence entre le vaccin proposé par les laboratoires Pfizer/BioNTech et celui de Johnson & Johnson. Le premier nécessite deux doses. Le second est unidose.

Des effets inhabituels

Le vaccin de Johnson & Johnson a fait naitre de nombreuses interrogations au vu de ses effets secondaires. Aux États-Unis, il se retrouve associé à l'apparition de caillots sanguins chez les patients vaccinés.


L'Agence européenne des médicaments a donné son avis sur le sujet le 20 avril dernier. Elle estime que les thromboses constituent des effets secondaires particulièrement rares. Les bénéfices du vaccin resteraient en outre plus importants que les risques relevés. Sur huit cas analysés, un seul décès a été identifié.

Pour l'instant, la Belgique ne dispose pas d'un calendrier pour la livraison des doses de Johnson & Johnson et d'AstraZeneca. Elle pourrait toutefois adopter une démarche identique à celle de la France.

L'Hexagone propose actuellement le vaccin anglo-suédois aux patients âgés de plus de 55 ans après les effets de coagulation constatés. Ils sont graves, mais restent rares. Dirk Ramaekers a souligné que les autorités n'envisagent pas de mettre définitivement de côté le vaccin du laboratoire américain.