Les immigrants pourront désormais entrer sur le territoire américain même s’ils ne disposent pas d’une couverture maladie. Ceci devient possible suite à la décision prise dernièrement par Joe Biden, bien décidé à rompre avec les politiques d’immigration restrictives de son prédécesseur.

Selon le président américain, le décret publié par Donald Trump en octobre 2019 ne correspondait pas aux valeurs des États-Unis : accueillir les réfugiés et protéger les plus vulnérables. En effet, l'administration Trump a exigé que tous les candidats à l'immigration justifient qu'ils bénéficient d'une couverture santé américaine au plus tard 1 mois suivant leur entrée sur le territoire.

À défaut, ils devront prouver qu'ils disposent suffisamment de ressources pour couvrir leurs éventuelles dépenses médicales. À noter toutefois que ce décret n'a jamais été appliqué.

Rétablir la loi sur les soins abordables

En plus de sa volonté d'assouplir les politiques d'immigration, Biden travaille également sur le rétablissement de la loi sur les soins abordables. Il a ainsi signé un décret offrant à tous les Américains la possibilité de souscrire à une assurance subventionnée par le gouvernement fédéral.


Il veut aussi rétablir le dispositif Medicaid afin que les ménages précaires soient couverts par une assurance maladie.

L'extension de l'assurance santé de même que la réforme de l'immigration entrent dans le plan de relance annoncé par le président américain.

De ce fait, il a décidé d'annuler le décret édicté par son prédécesseur, lequel interdit l'entrée des immigrants ne pouvant pas se permettre de souscrire une assurance santé ou de payer leurs dépenses médicales.

Le seuil légal du nombre des réfugiés pouvant être admis sur le sol américain rehaussé

Face aux pressions des élus démocrates, Joe Biden a accepté de revoir à la hausse le seuil légal du nombre des réfugiés pouvant être admis sur le sol américain. Le quota est alors passé de 15 000 à 62 500 personnes par an.

Comme il n'est pas évident d'atteindre ce seuil pour 2021, le président américain envisage d'accueillir 125 000 réfugiés l'année prochaine. Ceux-ci devront bien sûr passer les contrôles de l'immigration américaine avant d'entrer sur le territoire des États-Unis.