La bronchiolite est particulièrement virulente cette année. Le CHU de Bordeaux teste actuellement un traitement destiné à réduire les risques de contracter la maladie et la survenue de complications. L’expérimentation vise à déterminer si le nouvel anticorps ayant récemment reçu le feu vert de la Commission européenne était en mesure de protéger les enfants contre le virus. Dans le cadre de l’étude, les chercheurs sont en quête de parents volontaires.

Des résultats prometteurs

Le VRS (virus respiratoire syncytial), le virus responsable de la bronchiolite, provoque de la toux et des rhumes qui sont en principe bénins. Toutefois, pendant la saison hivernale, il pourrait s'aggraver chez les enfants de moins de deux ans et entraîner une bronchiolite aigüe ou une pneumonie . Le vaccin en cours d'expérimentation va permettre de déterminer s'il a le pouvoir de combattre l'infection par le VRS.

Cette étude d'envergure internationale baptisée « Harmonie » est pilotée au CHU de Bordeaux par François Galodé.

D'après ce médecin, ce nouveau traitement a déjà fait l'objet d'un essai sur des enfants pour évaluer dans quelle mesure il a une incidence sur les hospitalisations à la suite de VRS et a donné lieu à des résultats concluants. Ces derniers se traduisent par une atténuation des infections, une baisse des formes sévères et des hospitalisations.

À noter que les traitements peuvent être coûteux pour les cas graves de bronchiolite. Une bonne mutuelle santé souscrite par les parents peut cependant aider à couvrir les frais de soins.

Pour réduire les hospitalisations

François Galodé estime que

Ce traitement pourrait contribuer à désengorger les services hospitaliers qui sont débordés par l'inhabituelle précocité et sévérité de l'épidémie cette année.

Rappelons qu'un demi-million d'enfants de moins de deux ans souffrent chaque année de bronchiolite. Il en découle 30 000 passages aux urgences et un tiers d'entre eux donnent lieu à des hospitalisations .

Pour que ce vaccin puisse être approuvé et utilisé à grande échelle, il est nécessaire de le tester sur un plus grand nombre de petits « volontaires ». Le CHU de Bordeaux appelle ainsi les parents ayant des bébés âgés de moins d'un an, intéressés par les essais, à prendre rendez-vous à l'hôpital jusqu'en février 2023. L'étude requiert la participation de 7 000 enfants et les hôpitaux de Libourne et Arcachon devront bientôt apporter leur contribution.

A retenir
  • Le CHU de Bordeaux expérimente un traitement préventif contre la bronchiolite.
  • Le vaccin présente des résultats positifs pouvant améliorer la prévention et la prise en charge de cette maladie.
  • L'étude nécessite encore la participation de 7 000 enfants de moins d'un an.