Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est livré à une conférence de presse téléphonique où il a répondu à la demande de François Bayrou sur l’augmentation du budget accordé au plan de relance. Il a également donné des détails sur les projets financés dans le cadre de la relance.

Remettre l'économie sur les rails : tel est actuellement l'objectif principal de tous les États du monde. La France n'y fait pas exception. Les assureurs complémentaires, tels que les distributeurs de mutuelle fonctionnaire y prennent part, en renflouant les caisses de l'Assurance maladie.

Tout récemment, François Bayrou a suggéré d'augmenter le budget consacré au plan de relance. Il avait alors plaidé pour ajouter 250 milliards d'euros à ce budget. Une initiative à laquelle le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a tenu à répondre lors d'une conférence de presse téléphonique, la semaine dernière. Durant cet entretien, il a indiqué que le budget actuel lui semble adapté. De plus, l'actuel occupant de Bercy a rajouté que 26 milliards d'euros ont déjà été engagés dans le plan de relance actuel depuis sa mise en application en octobre dernier.


Se concentrer sur projets en cours

Depuis octobre, un peu plus de 3 milliards d'euros ont été dépensés chaque mois dans le cadre du plan de relance économique. Ce qui porte à 16 milliards d'euros la somme déployée en ce sens, à l'heure actuelle. Un montant auquel viennent s'ajouter les 10 milliards d'euros de baisse des impôts de production. Cela porte le total des dépenses à 26 millions d'euros.

Au vu de ces énormes frais, le ministre de l'Économie et des Finances souhaite donc que les projets soient plus concrets avant que le budget ne soit renégocié. À Bruno Le Maire d'indiquer quant à la requête de François Bayrou :

Il est dans son rôle de présenter des options. Le mien est de m'assurer que les 100 milliards affichés se transforment en projets effectifs.

Le membre du gouvernement a toutefois admis qu'il pourrait éventuellement augmenter le budget alloué au plan de relance, à la condition qu'il y ait des résultats rapides. Il a, en effet, déclaré que :

Nous pourrions dire que nous allons rajouter, 20, 30 ou 50 milliards d'euros à la relance, mais si derrière il n'y a pas des projets industriels ou des emplois immédiats pour l'économie française, ce sera seulement de l'affichage.

Dépenser à nouveau

Comme d'énormes sommes ont déjà été engagées dans diverses initiatives dans le cadre du plan de relance, la priorité pour l'heure est de s'assurer que ces projets se concrétisent. D'ailleurs, une réunion s'est tenue avec les groupes d'énergie et les concessionnaires routiers afin de trouver les meilleurs moyens de déployer des bornes rechargeables sur les autoroutes.

Concernant les autres initiatives des pouvoirs publics, Bruno Le Maire a aussi indiqué qu'un milliard d'euros supplémentaires vont augmenter les fonds alloués aux différents projets de réindustrialisation dans les semaines à venir. Le budget consacré aux aides aux relocalisations va ainsi passer de 600 à 850 millions d'euros, tandis que celui pour la numérisation des PME augmente de 280 à 880 millions d'euros et celui pour le programme « Territoires d'industrie » de 400 à 550 millions d'euros.


Pour relancer l'économie, il est primordial que les Français reprennent leurs habitudes de consommation d'avant la crise. D'ailleurs, après le premier confinement, les pouvoirs publics ont expliqué que le fait que ces fonds dorment sur les comptes épargnes freine la relance. Mais jusqu'à maintenant, les consommateurs français préfèrent se montrer prudents et ne souhaitent pas dépenser leurs économies. Pour débloquer ces fonds, certains économistes suggèrent ainsi de taxer les épargnes. Toutefois, Bruno Le Maire s'y oppose. Il a déclaré :

J'écarte une nouvelle fois clairement et définitivement toute taxation de l'épargne des Français.