La dégradation de l’environnement est telle que la pollution de l’air devient de plus en plus palpable, avec des conséquences préjudiciables à la santé humaine. Le nombre de décès annuels, dus à des pathologies aggravées, le prouve d’ailleurs. Mais un fait plus anodin quoiqu’important du point de vue esthétique a récemment été révélé : l’exposition aux agents polluants ont aussi des impacts négatifs sur l’état de la peau et des cheveux.

Dès qu’on parle d’impacts de la pollution atmosphérique sur la santé, les premiers réflexes sont de se pencher sur les maladies respiratoires aigües, les problèmes cardiovasculaires et certains types de cancers. Ce sont toutes des pathologies graves dont la corrélation avec la forte exposition à des particules fines et de gaz polluants est déjà prouvée.

Pour autant, une nouvelle étude a été présentée, dans le cadre du Congrès de l’Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie en Espagne, démontrant les méfaits de la pollution sur la croissance capillaire ainsi que sur l’organe du toucher. De fait, les personnes les plus exposées sont plus sujettes à des pertes de cheveux et à des éruptions acnéiques.


Un taux d’exposition supérieur et des conséquences lourdes

Presque l’intégralité des citoyens du monde (90% au minimum) évolue, à l’ère actuelle, dans des zones à un taux de pollution très élevé. Or, il n’est plus à prouver qu’une exposition continue à des agents polluants ou à des microparticules est nocive pour la santé, que cela soit à court ou à long terme.

À savoir, les effets peuvent être différents selon les individus exposés, mais ce qui est certain, c’est que le système immunitaire en est affaibli. Les maladies détectées sont alors plus aggravées, entre autres :

  • Des problèmes cardiopulmonaires tels que l’asthme, l’infarctus du myocarde, etc. 
  • Des cancers ; 
  • D’éventuels troubles mentaux chez les enfants ; 
  • Des possibilités de développer des pathologies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.).

Heureusement, ces diverses affections se soignent et les traitements sont, en outre, à la charge de l’Assurance maladie. Certains patients détenteurs de couverture complémentaire peuvent également bénéficier de garanties de remboursement plus étendues en recourant préalablement à un devis mutuelle.

Quoi qu’il en soit, le nombre de décès découlant des conséquences de la pollution atmosphérique extérieure demeure très alarmant, à raison de 4,2 millions environ tous les ans.

Le côté esthétique également touché

Durant les cinq journées du 9 au 13 octobre s’est déroulé dans la capitale espagnole le 8ème Congrès de l’Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie. La rencontre a été une occasion pour les scientifiques de démontrer les répercussions de la pollution atmosphérique sur la peau et les cheveux. La première se manifestant, par exemple, à travers d’importantes éruptions d’acnés.


Quant au deuxième, il se traduit par un développement anormal de calvitie. Certes, il est tout à fait naturel de perdre quotidiennement quelques mèches, plusieurs dizaines même. D’autant qu’il peut s’agir d’un facteur héréditaire. Mais quand dépasse la centaine, cela devient plus inquiétant. Surtout quand le concerné n’a guère que la trentaine. L’auteur principal de l’étude, Hyuk Chul Kwon, déplore pourtant que :

« Il y a peu ou pas de recherches sur les effets de l'exposition aux particules sur la peau humaine et les cheveux en particulier ».

À ce chercheur au Centre de Recherche pour la Science du Futur en République de Corée alors d’exposer :

« Nos recherches expliquent le mode d'action des polluants atmosphériques sur les HFDPC (cellules folliculaires humaines de la papille dermique), montrant comment les polluants atmosphériques les plus courants entraînent la perte de cheveux ».

En effet, pour parvenir à cette conclusion, ses collègues et lui ont exposé les cellules à des particules de diesel et des poussières de type PM10. Ce qui a occasionné essentiellement une régression du taux de bêta-caténine, la protéine nécessaire à la croissance des cheveux. Mais en plus, à la réduction de niveaux des protéines responsables de la rétention du poil.

Et il s’avère que la dégradation est plus importante à mesure que le taux ou la durée d’exposition est élevé.