La santé est loin d’être une priorité quand on est étudiant. La faute peut-être au laisser aller, mais dans la majorité des cas, les raisons sont plutôt financières. Pour autant, les universités françaises ont à cœur le bien-être de leurs hôtes si bien qu’ils ont à leur disposition un service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé, plus connu sous son acronyme SUMPPS.

Les universitaires n’ont pas toujours suffisamment d’argent pour se payer les soins dont ils ont besoin. Or, ils sont parmi les profils à avoir le plus besoin de suivi et d’accompagnement de santé, étant plus particulièrement sujets à des stress, mais s’exposant aussi à d’autres risques du fait de leur train de vie. En France, la majorité des résidents à avoir renoncé à se soigner pour des raisons financières sont de jeunes adultes.

Pour remédier à cette situation, des services de santé préventifs sont implantés dans chaque faculté. Et l’on peut dire que la plupart des interventions y sont gratuites. Par ailleurs, en cas de maladie, tout recours à un médecin traitant est pris en charge.


Le SUMPPS comme solution au renoncement aux soins

Se faire soigner implique une dépense d’argent supplémentaire ou un budget dédié permettant de disposer de la couverture adéquate en cas de maladie. Dans la majorité des cas, un devis mutuelle est nécessaire afin de bien choisir le contrat qui répond le mieux à ses besoins. Quoi qu’il en soit, certaines personnes malades préfèrent « attendre que ça passe » à défaut de moyens suffisants.

Et c’est justement le cas de bon nombre de jeunes. De fait, à en croire les résultats d’un sondage BVA réalisé l’année dernière pour la Fondation April, parmi les 70% des Français qui choisissent de renoncer aux soins, 88% se trouvent dans la tranche d’âge 18/24 ans.

La raison est simple : la plupart des étudiants n’ont pas de ressources leur permettant de recourir à des dispositifs préventifs ou thérapeutiques même si cela s’avère nécessaire.

Conscients de cette problématique, les campus universitaires ont mis en place au sein de chaque établissement un service santé dédié, le SUMPPS, qui se spécialise dans la médecine préventive et promeut, de ce fait, les différentes actions y afférentes, notamment :

  • Les conseils en matière de contraception ;
  • Les dépistages ;
  • Les vaccinations ;
  • La diététique ;
  • La tabacologie ;
  • La relaxation et la sophrologie ;
  • La psychologie ;
  • Les bilans de santé.

Des services préventifs et thérapeutiques à moindre coût

La proximité est parmi les valeurs mises en avant par les SUMPPS. Ce qui met indubitablement en confiance la population estudiantine. À titre d’exemples, les étudiants atteints de handicap sont accompagnés dans le cadre des aménagements requis pour assurer le bon déroulement de leurs études, voire de leurs examens.


Concernant les bilans de santé, les étudiants sont invités à prendre rendez-vous sans hésiter au cas où ils n’ont pas reçu leur convocation. Quant aux aides psychologiques, ceux qui en ont besoin peuvent suivre une psychothérapie ou bénéficier des consultations psychiatriques dans certaines agglomérations telles que Paris, Lille et Marseille. Et cerise sur le gâteau : les interventions susmentionnées sont à moindre coût si ce ne sont gratuites.

Si, en dépit de ces diverses actions préventives, l’étudiant tombe quand même malade, 50% des SUMPPS sont à même de prodiguer les soins nécessaires étant également des centres de santé médicaux et infirmiers.

Dans ce cas, le patient jouit d’une prise en charge de premier niveau. Ce qui veut dire qu’il peut profiter non seulement des services d’un praticien généraliste, mais aussi d’un spécialiste (dentiste, gynécologue…). Dans tous les cas, il bénéficie d’un tiers payant et n’aura qu’à payer la différence non remboursée par la Sécu (8,50 euros pour une auscultation au lieu de 25 euros).