Les énormes avancées médicales ont contribué à faire baisser notablement le taux de mortalité de certaines maladies, notamment le cancer. Cependant, il faut reconnaître que cette maladie n’en est pas moins grave. Ne serait-ce que de considérer les tumeurs gastriques qui, généralement diagnostiquées chez les personnes âgées, touchent aujourd’hui davantage de jeunes et affichent plus d’agressivité.

Première cause de mortalité chez les Français, le cancer se développe par le biais d’une production progressive ou accélérée de cellules anormales. C’est le cas notamment des tumeurs localisées au niveau de l’estomac, dont la majorité d’entre eux sont des adénocarcinomes. Leur progression dans l’organisme étant lente, ils ne sont détectés en moyenne que vers le 68ème anniversaire du patient.

Ces derniers temps pourtant, l’on constate de plus en plus de cette forme de cancer chez une population moins âgée, notamment chez les moins de 50 ans. Et le plus alarmant selon la revue Surgery à l’issue d'une récente étude, c’est que la pathologie semble avoir évolué, devenant plus ravageuse et plus résistante aux traitements habituellement recourus.

Un type de cancer plus diagnostiqué chez les personnes âgées

4 500 environ, c’est le nombre de décès occasionné tous les ans par les tumeurs gastriques. Une forme de cancer des plus dévastateur qui touche deux fois plus d’hommes que de femmes. À savoir, les cas nouvellement diagnostiqués en France tournent autour de 6 500 chaque année, leur diversité s’expliquant par la nature des cellules qui sont à leur origine.


Toujours est-il que 90% d’entre eux se développent dans les cellules muqueuses, comme c’est bien le cas de l’adénocarcinome. Il s’agit de protubérances malignes dont les dépenses liées au traitement sont heureusement prises en charge à 100% sur la base du tarif de l’Assurance maladie.

Sans oublier les soutiens supplémentaires qui pourrait être jouis grâce à la détention d’une complémentaire santé. À condition bien sûr d’en avoir déniché une généreuse, grâce à un comparateur mutuelle.

Il faut préciser que l'âge moyen d'une personne chez qui l’on a dépisté un cancer de l'estomac est de 68 ans. Le diagnostic tardif (à plus de 50 ans) s’explique par la lenteur de son développement. Il faut pourtant savoir que plusieurs facteurs de risque peuvent y être associés, entre autres :

  •  Une prédisposition génétique ; 
  •  Des antécédents dans la famille ; 
  •  Une gastrite chronique suite à une infection par la bactérie Helicobacter pylori ; 
  •  Le tabagisme ; 
  •  Une alimentation pauvre en légumes et fruits frais.

Les tumeurs gastriques touchent aussi les plus jeunes, et plus durement

Dernièrement, la revue Surgery a révélé l’inquiétude éprouvée par les chercheurs de la Mayo Clinic aux États-Unis face à une nouvelle tendance de ces tumeurs localisées dans l’estomac. En effet, les personnes au-dessous de la cinquantaine sont devenues plus à risque alors que le taux d’incidence diminue chez les seniors.


En observant 75 225 cas à l'aide de plusieurs bases de données afférentes à la maladie (depuis 1973 à 2015), l’équipe de recherche a pu relever une duplication de la proportion de dépistage précoce, à raison de 30% au minimum contre 18% en 1995. Au professeur Travis Grotz de confirmer :

« En règle générale, nous voyons un cancer de l'estomac diagnostiqué chez des patients dans la soixantaine, mais nous voyons de plus en plus de patients de 30 à 50 ans diagnostiqués. »
Force est également de constater que cette pathologie quelque peu prématurée est d’autant plus mortelle qu’elle est « génétiquement et moléculairement » distincte. Sa propagation est, en effet, plus rapide par rapport à la forme habituellement dépistée. Elle présente aussi un pronostic pour le moins inquiétant à cause de sa résistance face aux traditionnels traitements par chimiothérapie. Un phénomène qui peut s’expliquer par le diagnostic tardif. D’autant qu’il n’existe aucun lien entre les facteurs de risque habituels et ceux récemment observés. Selon les scientifiques :
« Il y a peu de conscience des signes du cancer de l'estomac, et de nombreux patients plus jeunes peuvent être diagnostiqués tard, quand le traitement est moins efficace […] Il n’existe pas de dépistage universel du cancer de l’estomac et les patients plus jeunes présentaient en fait une maladie à un stade plus avancé que les patients plus âgés. »
Pour faciliter le dépistage, certains symptômes doivent être pris en compte, comme le fait de : 
  •  Sentir des douleurs abdominales ; 
  •  Éprouver des difficultés à manger ; 
  •  Subir une perte de poids involontaire ; 
  •  Souffrir de reflux gastrique ; 
  •  Se sentir souvent rassasié alors qu’on a à peine mangé.