Dans une étude clinique récente, des chercheurs ont démontré le lien entre l’hypovitaminose D et l’évolution du cancer. Ils ont en effet découvert que les suppléments de vitamine D limitaient les risques d’aggravation de la maladie. Ces recherches confirment ainsi les publications antérieures soulignant les effets positifs de cette substance sur les patients atteints de cancer.

La lutte contre le cancer représente un véritable défi pour le milieu médical et le secteur de la mutuelle santé. Ainsi, ces différents acteurs suivent de près les avancées de la recherche anti-cancer. Ces dernières années, plusieurs études ont révélé les bienfaits de la vitamine D sur cette maladie. Les scientifiques disposent donc d'une bonne base pour leurs travaux.

La dernière publication en date a notamment analysé les effets de la vitamine D3 sur l'évolution des cancers avancés. Les résultats de cette étude clinique se sont révélés prometteurs pour les chercheurs. Ils permettent en effet de corroborer des travaux antérieurs et de mener vers de nouvelles pistes de traitement.


Des compléments vitaminiques nécessaires

Sur le plan méthodologique, l'étude clinique en question a été randomisée à double-aveugle. Les chercheurs ont ainsi formé deux groupes au hasard avec 12 938 sujets âgés de 50 ans. En dehors du groupe placebo, les participants prenaient chaque jour 2000 UI de suppléments de vitamine D3. L'expérience s'est ensuite poursuivie durant 5 ans.

Sur toute cette période, les scientifiques ont répertorié le développement de cancer au sein des deux groupes. L'observation n'a toutefois révélé aucune différence notable dans l'incidence de la maladie au niveau des deux populations. En revanche, le nombre de cancers métastatiques a diminué de 17 % chez les sujets prenant de la vitamine D.

La baisse de l'incidence atteint même les 38 % chez les participants ayant une IMC inférieure à 25 (mince). Estimée à 11 %, la réduction est non significative pour les personnes avec une IMC comprise entre 25 et 29. Enfin, l'écart disparaît totalement chez les individus ayant une IMC supérieure à 30 (en surpoids).

Les chercheurs expliquent ce dernier cas par la nature liposoluble de la vitamine D et les risques liés à l'obésité. Cette condition entraine en effet de nombreux dérèglements dans l'organisme. Au final, le surpoids tend à réduire les bienfaits de la substance sur le système immunitaire (effet immunomodulateur).


Une substance surprenante

La vitamine D a récemment attiré l'attention du public en raison de son rôle potentiel durant la pandémie de Covid-19. En effet, de nombreuses recherches ont révélé son importance pour éviter les formes graves de la maladie. Les risques de décès sont d'ailleurs quatre fois plus élevés avec une hypovitaminose D, selon une étude sur le sujet.

Les chercheurs ont déjà démontré auparavant l'efficacité de cette substance dans la réduction de la mortalité due au cancer. Durant la dernière décennie, plusieurs travaux ont révélé les actions directes et indirectes de la vitamine D contre le cancer. Elle contribue, d'une part, à inhiber la croissance des cellules cancéreuses. D'autre part, elle possède des vertus anti-angiogénique, anti-inflammatoire et immunomodulatrice.

L'effet combiné de ces actions permet à terme de ralentir l'évolution du cancer. La vitamine D peut même empêcher le développement de métastases et autres manifestations invasives de ce type de pathologie. Ainsi, la substance participe directement et indirectement à la protection de l'organisme contre la prolifération des cellules malignes.

Enfin, selon des travaux sur le cancer du sein, la vitamine D aide à limiter les risques de récidive et de décès. Ils étaient effectivement deux fois plus élevés chez les patientes avec une hypovitaminose D (taux sanguin inférieur à 50 nmol/L).