Cancers du sein, de la gorge, des poumons… Le cancer reste la première cause de mortalité en France. En deuxième position, les maladies cardio-vasculaires tuent plus 140 000 individus par an. Malgré ces chiffres impressionnants, le nombre de décès imputé à ces deux facteurs est en baisse, grâce notamment à une meilleure prévention.

Les causes de la mortalité en France

Les chiffres datent de 2016 : 579 230 décès ont été enregistrés en France métropolitaine. 29 % d'entre eux, soit 168 064, sont morts des suites d'un cancer.

Ces statistiques ont été fournies par l'Agence nationale de santé publique qui a établi la liste macabre des causes de mortalité en France.

Selon cette agence,

« Le cancer a détrôné les maladies cardiovasculaires, responsables pour leur part de 140 424 décès (24,2 %) ».

Chez la femme, la majorité des décès est imputable au cancer du sein, tandis que les cancers des voies aérodigestives gagnent du terrain chez l'homme.


Santé Publique France révèle ainsi que

« 78 % des sujets masculins ont succombé à des tumeurs malignes localisées dans les voies digestives supérieures, bronches, trachée et poumon ».

Quant aux décès liés aux maladies cardio-vasculaires, ils sont en recul par rapport aux années précédentes, grâce à une meilleure prise en charge des malades par la caisse d'assurance maladie et aux progrès de la médecine.

En 2016, 204,4 décès pour 100 000 habitants ont été enregistrés alors qu'en 2000, les statistiques révélaient 254,7 pour 100 000 habitants.

Le Sida et les routes tuent moins qu'avant

Si les causes diverses (plus de 115 000 décès) arrivent à la troisième place, les démences suivent tout de suite après. Par démences, il faut comprendre une diminution des capacités cognitives ayant entraîné une perte d'autonomie de l'individu.

En progression, la maladie d'Alzheimer a provoqué la mort de 40 336 personnes en 2016, soit près de 7 % des décès.

Les accidents, toutes causes confondues, sont à l'origine de 26 681 décès, dont 3 031 liés à la circulation.

« Des statistiques en baisse d'environ -40 % par rapport à 2000 »

Selon Santé Publique France.

Enfin, un net recul (-52 %) de la mortalité liée au sida est constaté, grâce à l'efficacité des campagnes de prévention et des trithérapies.

En France, 303 personnes ont ainsi succombé au VIH en 2016, pour une proportion de 78 % d'hommes et 66 % de femmes. Un million d'individus décèdent chaque année des suites du Sida.