Le scénario a été le même dans des centres à Boulogne-sur-Mer, Calais et Gravelines. Les patients ne semblent toujours pas convaincus par le vaccin AstraZeneca. Conséquence : les centres de vaccination ont dû remettre à l’hôpital des centaines de doses inutilisées. Les effets secondaires relevés pour ce vaccin suédo-britannique constituent un frein pour beaucoup.

Afin de lutter contre le Covid-19 et protéger la population, la France s'est dotée de vaccins issus de laboratoires différents. Ainsi, les centres de vaccination actifs à l'heure actuelle proposent les vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca. Ce dernier soulève cependant des interrogations et sème le doute chez les Français.

À l'origine de ces inquiétudes, les effets secondaires communiqués dernièrement. La population semble toujours s'en méfier aujourd'hui. En témoigne la situation dans les centres de vaccination à Calais et à Gravelines. Ils ont dû arrêter leur travail plus tôt que prévu. Et pour cause, ils n'avaient pas trouvé de volontaires pour prendre les doses restantes d'AstraZeneca.


Le doute persiste

La campagne de vaccination a été lancée le 27 décembre 2020 dans l'Hexagone. Le gouvernement a été clair sur l'objectif à réaliser : vacciner 30 millions de Français d'ici l'été 2021.

La politique à suivre consiste à proposer les premières doses aux individus les plus vulnérables. Cela inclut les personnes ayant 70 ans et plus, souffrant de comorbidité ou d'une pathologie à haut risque.

Le vaccin est proposé gratuitement, sans recours à l'Assurance maladie ou à la mutuelle santé. Les personnes éligibles peuvent directement se rendre dans les centres dédiés pour recevoir leurs doses. D'ailleurs, ils restent ouverts pendant les week-ends et les jours fériés. Le gouvernement a en effet tenu à garder le même rythme que pendant la semaine.

Cela dit, si les professionnels de santé sont prêts à s'y conformer, les volontaires manquent parfois à l'appel. Cela a été le cas dans les centres de vaccination de Boulogne-sur-Mer, de Gravelines et de Calais. Ces derniers ont ainsi dû fermer plus tôt que prévu pendant le week-end pascal.

Des centaines de doses ont ainsi été remises à l'hôpital. Cela ne concerne cependant pas tous les vaccins. Elle touche tout particulièrement le vaccin suédo-britannique, l'AstraZeneca.

Des effets secondaires peu connus

Plus de 600 doses du vaccin ont été retournées à l'hôpital pour le centre de Gravelines durant le week-end du 3 avril. C'est ce que révèle le quotidien La Voix du Nord. Bien qu'il ait reçu entre 750 et 900 doses, seules 300 d'entre elles ont servi. Un autre site à Boulogne-sur-Mer fait également état de 160 doses inutilisées.


Les autorités soulignent toutefois qu'elles ne seront pas perdues. Elles feront l'objet d'une redistribution dans les jours qui suivent pour servir à nouveau dans les centres de vaccination.

La méfiance pour le vaccin AstraZeneca semble encore très présente. Elle a commencé après que ses effets secondaires aient été divulgués. Il aurait causé des thromboses abdominales ou cérébrales chez les personnes qui en ont reçu. Des effets qui ne sont pas communs avec les autres vaccins.

À Calais, 550 doses n'ont pas pu servir pendant le week-end de Pacques malgré l'ouverture du centre. Alors qu'il a reçu 750 doses d'AstraZeneca, seulement 200 doses ont été injectées.

La situation est tout autre pour le vaccin Pfizer. 560 doses du vaccin américain ont été livrées pour ce centre du Calais. Elles ont toutes été utilisées.