Avec l’amélioration progressive du bilan covid observée en Occitanie, les centres de vaccination toulousains seront probablement réorientés vers les structures de médecine de ville, selon l’Agence régionale de santé. Comme la plupart des habitants du département ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, la stratégie de communication devra être revue et réadaptée à la situation.

Mais d'après le directeur départemental de l'ARS, Vincent Bounes, certains centres devraient rester ouverts au moins jusqu'à la fin de cette année. Néanmoins, l'effectif qui va y être assigné sera ajusté en fonction du nombre de personnes qui viennent se faire vacciner. Il en est de même pour les jours d'ouverture.

Arrêt de la vaccination de masse

La Préfecture et l'ARS vont dès lors arrêter les campagnes de vaccination de masse. La nouvelle stratégie s'apparenterait plutôt à une sensibilisation individuelle des personnes non vaccinées par le biais des conseillers de l'Assurance Maladie. L'objectif est ainsi d'atteindre les plus hésitants et les personnes en situation de précarité, et de les inciter à se faire vacciner.


Et afin de faciliter les dernières vaccinations et les rappels, les injections pourront s'effectuer auprès des pharmaciens, des médecins traitants, des infirmiers et des sages-femmes, même pour Pfizer (à partir du début octobre).

À titre de rappel, l'acte de vaccination contre le covid-19 est pris en charge en totalité par l'Assurance Maladie. Cette démarche ne nécessite de ce fait pas l'intervention de la complémentaire santé de la personne.

Le sort des centres de vaccination statué cette semaine

L'Agence régionale de santé se penche sur la réorganisation des moyens destinés à la vaccination, notamment sur la suppression de certains centres et l'aiguillage des personnes souhaitant se faire vacciner vers les structures de la médecine de ville. Mais l'avenir de ces structures dépendra des arbitrages qui se dérouleront prochainement.

Quoi qu'il en soit, pour le moment, la fermeture complète n'est pas encore envisagée. Au moins avant la fin de cette année, notamment pour le centre de l'Ile du Ramier reconnu comme étant le plus grand vaccinodrome d'Europe. Jusqu'ici, environ 4,4 millions de personnes ont déjà reçu une première ou une deuxième dose de vaccins anti-covid dans la partie sud de la France.