Depuis peu, les Français doivent présenter obligatoirement un pass sanitaire à l’entrée de différents lieux. Toutefois, certains groupes d’individus sont exemptés du dispositif, tant la vaccination leur est contre-indiquée. Il s’agit notamment des enfants atteints du syndrome PIMS après une infection au Covid-19. De même pour les personnes allergiques à la composition des vaccins contre cette maladie.

Chez certaines personnes, la vaccination contre le Covid-19 peut faire l'objet d'une contre-indication. Dans ce cadre, un décret énumère les cas dans lesquels les Français concernés peuvent être dispensés de pass sanitaire. Paru le 8 août dernier dans le Journal officiel, le texte cite en ce sens deux contre-indications provisoires. L'une porte sur les individus ayant souffert de péricardites ou de myocardites avant d'avoir obtenu une première dose de vaccin. Et ce, si les inflammations demeurent toujours évolutives. L'autre concerne les patients soignés contre le coronavirus par des anticorps monoclonaux.

Concernant les femmes enceintes se situant dans les trois premiers mois de leur grossesse, elles ne bénéficieront d'aucune exemption.


Des allergies établies par l'avis d'un spécialiste

Pourtant, les autorités sanitaires en France leur conseillaient toujours de patienter jusqu'au sixième mois pour se faire immuniser. La raison : les informations sur le vaccin chez ce public s'avèrent insuffisantes pour l'heure. Cinq mois plus tôt, la Haute autorité de Santé s'était exprimée sur ce sujet. L'institution avait souligné que ce cas de figure ne contre-indique en rien l'inoculation. En juillet dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a mis à nouveau l'accent sur cette situation.

Concrètement, les contre-indications à la vaccination autorisées se limiteront exclusivement aux éventualités mentionnées dans le décret. Ainsi, les autres n'exonèreront :

  • Ni de l'obligation vaccinale dans certains métiers ;
  • Ni de celle liée au pass sanitaire dans divers endroits.

Ainsi, le texte admet par exemple le cas des individus qui, après une première injection de vaccin, ont développé :

Une réaction anaphylaxique au moins de grade 2.

Toutefois, celle-ci doit être confirmée par un avis d'un allergologue. Lors de cette étape, posséder une bonne complémentaire santé peut s'avérer bénéfique. Pour profiter d'une meilleure couverture, se rapprocher d'un comparateur mutuelle est préconisé.

Seulement les allergies aux vaccins contre le coronavirus

Par ailleurs, la vaccination est également déconseillée pour :

  • Les individus ayant déjà souffert du syndrome de fuite capillaire ;
  • Les enfants sujets à un syndrome multi systémique pédiatrique (PIMS) après avoir contracté le Covid-19.

Ensuite, certaines allergies très spéciales sont jugées comme empêchant la vaccination. Il s'agit de celles se rapportant à un des ingrédients des sérums, notamment :

Polyéthylène-glycols et par risque d'allergie croisée aux polysorbates.

Là encore, elles doivent être vérifiées par une expertise allergologique. En juillet dernier, le ministre de la Santé avait annoncé que cette hypothèse valait pour :

À peu près dix personnes dans notre pays.

Par conséquent, une contre-indication concerne uniquement les réactions allergiques à un vaccin contre le SARS-CoV-2. Elle ne s'adresse pas aux sérums destinés au traitement d'autres maladies, puisque ceux-ci présentent une constitution distincte.