Avec l’apparition de variants du Covid-19 plus contagieux, il est nécessaire de renforcer la protection contre le virus. C’est la raison pour laquelle le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) conseille dorénavant de privilégier les masques plus filtrants. Les masques chirurgicaux et les modèles industriels en tissu de catégorie 1 remplissent ce critère.

Les masques médicaux ne sont pas pris en charge par l'Assurance Maladie. En revanche, certaines mutuelles santé aident leurs adhérents à assumer les dépenses y afférentes. Dans un avis, le HCSP appelle les Français à être plus regardants concernant le choix de leurs équipements de protection.

Désormais, l'utilisation des masques chirurgicaux et des modèles en tissu de catégorie 1 (UNS1) doit être privilégiée selon l'instance. Par ailleurs, elle déconseille dorénavant le port de masques industriels en tissu de catégorie 2 (UNS2) et des modèles faits maison. En effet, ils ne permettent pas de se protéger efficacement contre les variants du coronavirus.


À quel point les différents types de masques protègent-ils contre le virus ?

Le coprésident du groupe de travail permanent Covid-19 mis en place par le HCSP, Didier Lepelletier, a été interviewé par Franceinfo. Durant cet entretien, il a indiqué que les masques UNS1 filtrent au minimum 90 % des particules de 3 micromètres. Pour les modèles UNS2, ce chiffre descend à 70 %. Les masques artisanaux, eux, n'ont pas fait l'objet de tests de performance.

Quant aux masques chirurgicaux, ils bloquent au minimum 95 % des particules de 3 micromètres. Enfin, les masques FFP2 filtrent 94 % des aérosols (particules d'environ 0,6 micromètre). Quoi qu'il en soit, le HCSP ne préconise pas l'usage de cette dernière catégorie de protection par le grand public.

En dévoilant ses recommandations, l'instance a souligné qu'elles n'avaient pas vocation à devenir une obligation. Comme l'a stipulé Didier Lepelletier :

Nous écrivons des avis scientifiques. « Obligatoire », c'est un mot politique. Je laisse le pouvoir politique décider.

Des recommandations qui ont été prises en compte par le gouvernement

Le 22 janvier dernier, un décret interdisant l'utilisation des masques artisanaux a été publié. En parallèle, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a demandé aux Français de ne plus porter de masques UNS2. Les nouvelles recommandations du HCSP s'alignent avec les indications qu'il a déjà émises auparavant. Face à l'émergence de variants du Covid-19 qui se transmettent plus facilement, une meilleure protection s'impose. Un membre du groupe de travail de l'instance, Daniel Camus, a confié à Franceinfo :

Comme nous n'avons pas de nouvelles armes contre eux, la seule chose que l'on peut faire est d'améliorer celles dont on dispose déjà.

Avec la multiplication des cas de contamination par les variants, le HCSP a aussi préconisé de faire passer à 2 mètres la distance de sécurité visant à limiter la transmission du virus. Jusque-là, elle s'établissait à 1 mètre.