En France, la campagne de vaccination anti-covid continue de faire polémique. Alors que le gouvernement fait tout pour étouffer la controverse, la Haute Autorité de Santé insiste pour le maintien de la stratégie de vaccination qui vise à protéger en priorité les personnes les plus vulnérables face à la nouvelle forme du virus.

Maintenir les priorités

Selon les statistiques, neuf décès sur dix liés au coronavirus concernent des individus âgés de plus de 65 ans, dont le tiers résident en Ehpad. Face à ce constat, la Haute Autorité de Santé persiste et insiste pour la vaccination au plus vite de « ceux qui en ont le plus besoin », à savoir les personnes les plus fragiles.

La campagne de vaccination française contre la nouvelle forme du virus a commencé au début de l'année en accordant la priorité aux résidents des Ehpad. En comparaison à ses voisins européens, le pays enregistre toutefois d'importants retards sur le calendrier d'exécution, soulevant de vives controverses.


Pour faire taire les critiques, l'exécutif a décidé d'accélérer la campagne en autorisant également la vaccination du personnel soignant de plus de 50 ans. Des centres de vaccination vont d'ailleurs être ouverts dans les zones urbaines dès le mois de février.

Pour la Haute Autorité de Santé, cette décision est précipitée. Selon l'institution, il faut « garder la même stratégie » et rester calme. Vacciner beaucoup, mais pas les bonnes personnes n'améliorera pas la situation. Au contraire, la diminution des hospitalisations et des décès risque de prendre des mois. À noter que la France a déjà franchi la barre des 65 000 décès liés au coronavirus.

Pour Dominique Le Guludec, la présidente de la HAS, l'ouverture de centres de vaccination en milieu urbain n'est pas encore une option. Les personnes les plus fragiles pourraient venir y faire la queue.

Plusieurs candidats-vaccins

Par ailleurs, Dominique Le Guludec ne cache pas sa préférence pour le vaccin anti-covid de Moderna. Sur le plan logistique, il serait

Plus facile à déployer que celui de Pfizer-BioNTech, estime la scientifique.

Le vaccin de Moderna est cependant encore à l'étude pour approbation dans l'Union européenne par l'Agence européenne des médicaments. En ce qui concerne le vaccin développé par AstraZeneca, des informations incomplètes retardent l'étude du dossier.

Enfin, reste à savoir également la position des mutuelles santé sur le sujet, notamment en ce qui concerne la prise en charge de l'injection.