Pour que la campagne de vaccination puisse bien se dérouler, le gouvernement a créé le fichier «?SI Vaccin Covid?». Établi par le praticien après chaque injection, il recense les individus immunisés. Il regroupe à ce titre diverses informations telles que leurs noms, leur état de santé, le lieu de l’intervention…

Lancée vers fin décembre de l'année dernière, la campagne de vaccination contre le coronavirus s'assortit de divers dispositifs. À ce propos, le Système d'Information Vaccin Covid (SI Vaccin Covid) a entre autres été instauré. Il s'agit d'un téléservice dans lequel les médecins doivent inscrire les patients auxquels ils ont administré le vaccin. Dans le cadre de l'assurance maladie, cela garantirait la traçabilité des médicaments et des étapes liées à leur inoculation.

Dans ce contexte, les praticiens percevront 5,40 euros pour chaque saisie dans la base de données. Révélé sur le site Ameli, ce forfait supplémentaire devrait assurer la mise à jour du fichier de suivi.


Cette rémunération n'affectera pas les patients

Cette opération à réaliser après l'administration des doses constitue un travail supplémentaire pour le professionnel. Concrètement, la fiche à remplir devra contenir des informations :

  • Liées aux détails de la vaccination tels que le modèle utilisé, le lieu, la date, etc. ;
  • Relatives à la personne immunisée : une évaluation globale de son état de santé, son nom, son âge, etc.

Ce qui prendra quelques minutes de plus, au cours de la consultation. Sans compter la visite pré-vaccinale obligatoire qui prend plus de temps qu'une injection normale.

Interviewée par 20 Minutes sur le sujet, la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam) évoque une légitime valorisation de la tâche. Dès lors, le montant afférent aux entrées du mois précédent sera versé tous les 15 du mois n+1. Une somme que l'Assurance maladie prendra en charge dans son intégralité tant pour la visite que pour l'inoculation elle-même.

Comment le traitement des renseignements sera-t-il organisé ?

Le fichier SI Vaccin Covid jouera un rôle primordial dans l'organisation de la campagne de vaccination. Il servira à prévenir les vaccinés au cas où les chercheurs constatent des effets secondaires. Par rapport à cela, la CNIL liste sur son site les professionnels qui peuvent consulter la base de données.


Parmi eux figure le personnel soignant ayant injecté le vaccin. Les agents de la Caisse nationale d'Assurance maladie et les médecins traitants peuvent également accéder à ces données, qui sont sous secret médical.

De leur côté, d'autres acteurs ne pourront explorer que les informations anonymisées ou pseudonymisées. C'est notamment le cas de :

  • La Direction responsable des études statistiques au ministère de la Santé ;
  • La Plateforme des données de santé et la Cnam. Le fichier vise l'amélioration des connaissances sur le virus et une gestion plus efficace de l'urgence sanitaire ;
  • Les Agences régionales de santé qui en auront besoin pour un suivi de la couverture vaccinale ;
  • L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, etc.