Si à l’instar de ses pays voisins, la France se trouve toujours en pleine quatrième vague du Covid-19. Pour autant, la courbe haussière des indicateurs épidémiologiques commence peu à peu à fléchir au point d’arriver à une certaine stabilité, selon la Santé Publique France. Exception faite des DOM antillais dont la situation, même si elle s’améliore, demeure désastreuse.

Les semaines 33 et 34, à savoir du 16 au 29 août, ont montré un essoufflement des chiffres covid, notamment en ce qui concerne la circulation du virus et les hospitalisations, en France métropolitaine. Des statistiques laissant poindre l'espoir à tout le monde même si la reprise post-vacances d'été suscite quand même des appréhensions quant à l'évolution de l'épidémie.

Quoi qu'il en soit, cette amélioration de la situation découlerait des nombreuses mesures mises en œuvre ces derniers temps. Ne serait-ce que de constater la couverture vaccinale qui s'estime aujourd'hui à sept Français vaccinés sur dix en Métropole. Ce qui ne réduit pas pour autant l'importance d'établir un devis mutuelle santé pour assurer le maximum de couverture maladie en cas de contamination, voire d'hospitalisation.


La situation s'améliore progressivement

17 590, c'est le nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 recensés ce samedi 28 août 2021. À savoir, il s'élevait à 22 636 cas une semaine plus tôt. Cette statistique publiée par Santé Publique France démontre une nette baisse, et donc un bel espoir pour une sortie prochaine de la quatrième vague de la pandémie.

Et ce n'est pas tout, d'autres indicateurs montrent aussi une certaine amélioration, le taux d'incidence notamment. Certes, l'on continue d'observer des taux élevés en Guadeloupe, en Martinique et dans les Bouches-du-Rhône, mais le chiffre régresse. Ainsi, le taux d'incidence national affiche la même tendance, descendant sous le seuil des 200 – plus précisément à 198,1 cas pour 100 000 habitants (entre le 19 et 25 août).

Les données hospitalières aussi sont en baisse, et ce, pour la première fois depuis le début du mois. D'après l'organisme public, les hôpitaux comptaient 11 052 patients samedi dernier, dont 2 259 admis en soins intensifs, soit respectivement 110 et 11 de moins que le jour précédent.

Plusieurs éléments y ont contribué

Selon toujours SPF, la tendance actuelle s'expliquerait en premier lieu par la recrudescence des tests de dépistage. L'exigence de la présentation du pass sanitaire dans de nombreux lieux du quotidien, à savoir les restaurants, les bars et autres endroits culturels et de loisirs y sont pour beaucoup puisque les Français ont donc besoin soit d'une attestation de vaccination, soit d'un résultat de test négatif.


En second lieu, l'amélioration de la situation reviendrait au taux élevé de la couverture vaccinale. En effet :

  • 70% des Français sont vaccinés en Métropole, et 80% pour ce qui est des citoyens vulnérables ;
  • 54,6% des 12/17 ans ont reçu leur première dose de vaccins au 17 août dernier, contre 24% seulement en mi-juillet ;
  • 84% des professionnels de santé exerçant en centre de santé ou en Ehpad et 90% des soignants libéraux sont primovaccinés.

Enfin, il ne faut pas oublier la contribution des mesures barrières à cette évolution encourageante, entre autres le traçage des cas contacts.

Dans tous les cas, les retours de vacances d'été et la rentrée scolaire pourraient encore changer la donne en ce qui concerne le taux de transmission, compte tenu de la reprise des activités sociales. D'autant que, d'après l'épidémiologiste Daniel Levy-Bruhl de la direction des maladies infectieuses :

C'est beaucoup trop tôt pour dire qu'on a atteint un plateau, a fortiori le pic (NDLR : de la quatrième vague).