Les restrictions de déplacement et la peur de la contamination au Covid-19 tout au long de l’année ont incité les Français à recourir à la télémédecine. 25 % des consultations ont ainsi été réalisées à distance. En conséquence, le montant des téléconsultations remboursées par l’Assurance maladie en 2020 a atteint un record à 19 millions d’euros.

Explosion des téléconsultations depuis le premier confinement

Dans un contexte de crise sanitaire, les Français ont largement eu recours à la télémédecine en 2020, encouragés par une campagne de sensibilisation menée par le gouvernement. Alors que ce mode de consultation était auparavant boudé, il a représenté à partir du mois de mars l'unique solution pour avoir accès à un médecin sans risque d'exposition au coronavirus.

Pendant le confinement du printemps, un quart des consultations médicales se sont faites sans rencontre physique et la tendance a perduré, même lors des périodes d'inflexion de la courbe de contaminations. En septembre, par exemple, Doctolib notait un

Repli du nombre de téléconsultations, mais également dix fois plus d'actes réalisés quotidiennement en « distanciel » par rapport au début de l'année 2020.

D'après Les Échos,

Les professionnels de santé ont rempli 17,2 millions de feuilles de soin à distance, et la Caisse nationale d'assurance maladie a remboursé 19 millions aux patients.

Il s'agit de niveaux jamais atteints depuis 2018, date des premiers remboursements des actes de télémédecine par la Sécurité sociale. Le quotidien précise que

5,4 % des 319 millions d'actes facturés par les médecins libéraux étaient des téléconsultations, contre 0,1 % avant la crise.

Prise en charge des téléconsultations à distance en 2021 et 2022

Selon les experts,

Des chiffres similaires pourraient être observés en 2021 et 2022,

Puisque la mesure est maintenue au moins pour les deux années, les patients comme les médecins étant encouragés à garder cette habitude.


Les conditions ont par ailleurs été assouplies, avec la suppression de plusieurs règles présentes dans le texte d'origine.

Ainsi, la prise en charge n'est plus conditionnée à la réalisation d'au moins une consultation « classique » en face à face au cours de l'année écoulée ou au passage par le médecin traitant. De même, la Sécu accepte les consultations par téléphone, ainsi que l'accès aux spécialistes sans que le patient n'ait été préalablement orienté par un généraliste.