De plus en plus de fumeurs se tournent vers la cigarette électronique, notamment lorsqu’ils décident de mettre un terme à leur addiction. Le but de la démarche est bien sûr de préserver la santé et de combler le manque avec un substitut censé être inoffensif. Sauf que récemment, l’usage de la cigarette électronique aurait entraîné la mort d’une douzaine de personnes aux États-Unis.

Des problèmes pulmonaires

Tout comme la « vraie » cigarette, l’e-cigarette serait également néfaste pour l’appareil respiratoire humain, en particulier pour les poumons. Elle aurait déjà fait plus de 800 victimes outre-Atlantique.

Les premiers malades ont été signalés dans l’Illinois et dans le Wisconsin. Bien que certaines données doivent encore pour l’instant être vérifiées, les CDC (centres de contrôle et de prévention des maladies) pensent avoir identifié l’origine du problème.

66 % des cas répertoriés sont en effet des clients d’une même marque de cigarette électronique, à savoir Dank Vapes, un fabricant qui était déjà dans le viseur des autorités sanitaires de l’État de New York. Les substances à l’origine des difficultés respiratoires et des douleurs thoraciques se trouvent vraisemblablement dans les éléments qui composent les recharges vendues par la firme.


L’enquête menée auprès de 514 malades conforte cette hypothèse et désigne le tétrahydrocannabinol ou THC comme principal suspect. Il s’agit de l’agent actif à l’origine des effets psychotiques du cannabis. Les recharges achetées par 77 % des malades en contenaient.

Des ventes sous le manteau

Comme Dank Vapes était déjà surveillé par les autorités sanitaires, les recharges préremplies se vendaient de la même manière que les autres stupéfiants interdits par la loi. La majorité des personnes malades ont d’ailleurs reconnu s’être fournies auprès de « dealers ».

Toutefois, il existe toujours des zones d’ombre sur l’origine des décès puisque, du côté des victimes interrogées, 16 % affirment ne pas avoir acheté de recharges contenant du THC. Un état de fait qui constitue un autre problème pour les malades puisque, tant que les causes exactes ne seront pas déterminées, ils ne sauront pas si les soins dont ils bénéficient seront pris en charge par leur mutuelle. L’enquête poursuit son cours afin de trouver des réponses plus précises, mais aussi pour identifier les risques de l’usage des e-cigarettes et les prévenir.