Depuis la mise en place du pass sanitaire pour accéder à certains lieux, les faux certificats de vaccination et de dépistage pullulent sur les réseaux sociaux. Sans s’en rendre compte, les personnes qui utilisent ces documents falsifiés pourraient contribuer à une résurgence de l’épidémie de covid-19. Cette menace est d’ailleurs prise très au sérieux par l’Assurance Maladie, laquelle a décidé de collaborer avec les forces de l’ordre et la justice pour lutter contre ce trafic. Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM, livre plus de détails à ce sujet.

Un marché de faux pass sanitaires

Suite à l'annonce du président de la République de rendre la vaccination obligatoire pour les personnels soignants et de généraliser le pass sanitaire, environ 160 000 personnes ont manifesté leur mécontentement dans plusieurs villes de France.

Face à ce nombre important de récalcitrants, l'assurance maladie s'attend à une explosion de l'usage de faux certificats de vaccination.

Thomas Fatôme, directeur de la Caisse nationale de l'Assurance Maladie (Cnam), explique

L'utilisation de fausses attestations est un fait grave pouvant être qualifié de délit pénal. Il s'agit, en effet, de faux et d'usage de faux. C'est également un acte qui porte atteinte à la santé publique.

Il rajoute que

L'Assurance Maladie s'allie aux services de police et à la justice pour traquer les fraudeurs.

Les requêtes judiciaires se multiplient

Depuis l'annonce d'Emmanuel Macron, il a été remarqué que de nombreuses personnes cherchent à se procurer un faux pass sanitaire. Sur Internet, les termes comme « faux vaccin » ou « faux pass sanitaire » sont de plus en plus recherchés.


Les demandes et les propositions illégales fleurissent également sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées. Certains sont prêts à débourser jusqu'à 500 euros pour obtenir le fameux sésame.

Thomas Fatôme note que

Le nombre de requêtes judiciaires reçues par la CNAM a également enregistré une hausse.

Pour répondre aux sollicitations des services de justice, l'Assurance Maladie affine ses recherches en examinant les bases de données. Elle s'intéresse en outre aux « atypies » relevées par les spécialistes de la lutte contre la fraude, et dont le mode d'utilisation peut paraître suspect et déclencher des enquêtes plus approfondies.