Les compagnies d’assurance tentent de réduire les charges liées aux couvertures maladie

L’assurance est un secteur qui promet partout en France. Toutefois, le pouvoir d’achat de la population ne lui permet pas de supporter une augmentation perpétuelle des charges y afférentes. Il faut dire que la communauté des assureurs l’a compris car des efforts sont particulièrement alloués au niveau de l’utilisation du budget annuel.

Pour ce faire, les concernés vont tout miser sur la gestion des médicaments. En dépit de cette initiative, le public ne peut bénéficier des meilleurs soins au moindre coût sans la participation de toutes les parties prenantes. En attendant, la complémentaire santé est bien déterminée à favoriser le maximum de changement.


L’assurance santé sort les grands moyens

Dans le cadre de la publication des efforts budgétaires à mener par la Sécu, l’assurance maladie a fait part de ses ambitions consistant à limiter le plus de charges possibles d’ici 2020. Selon les informations transmises par Agence France-Presse (AFP), un objectif de 2,07 milliards d’euros d’économie est à atteindre en deux ans.

Par rapport à cette déclaration ambitieuse, le secteur va tout mettre en œuvre en s’attaquant majoritairement sur la prescription des médicaments. L’assurance ne pouvant agir que dans le cadre de son domaine d’intervention, elle va gérer stratégiquement le contenu des ordonnances.

D’où la mise en valeur des génériques qui devraient permettre de ressortir 45 millions d’épargne sur un objectif total de 887 millions d’euros.

Étant donné la grande part de la population en âge avancé, cette mesure ne peut à elle seule changer la donne. Sans compter les différentes affections qui sévissent. Du fait des circonstances, les acteurs principaux seront amenés à apporter quelques changements au niveau du traitement des patients.

75 millions d’euros vont être épargnés grâce à la réduction de la durée des pansements à réaliser après hospitalisation. Toujours dans le but de supprimer l’utilisation excessive des dispositifs médicaux, les antibiotiques interviendront moins. D’autant plus que leur efficacité n’est pas à leur comble. Autant penser à mettre de côté une belle somme de 150 millions d’euros.


À chacun sa responsabilité

Malgré la concentration de l’assurance sur le sujet, d’autres apports sont de mise pour la pérennité de tout le secteur. La complémentaire n’a aucun pouvoir sur les autres prestataires du marché. Ainsi, il ne peut agir que sur le fonctionnement de ses services, bien qu’une régression des tarifs au niveau des hôpitaux et des pharmacies soit bénéfique.

Par les sensibilisations visant à améliorer la mise en œuvre des pratiques médicales, l’État contribue à l’optimisation du budget des acteurs. Par ailleurs, la complémentaire s’y joint dans le but de promouvoir le Test rapide d’orientation diagnostique (TROD).

Ce dispositif, permettant d’éviter tout gaspillage de médicaments, aura sa place auprès des pharmacies s’il n’est pas assez employé par les médecins. Et pour couronner le tout, les mutuelles sont sollicitées à limiter l’arrêt de travail aux fins d’appuyer cette visée.