Depuis le printemps 2020, le système de santé français est mis à mal par la pandémie de Covid-19. Plus que jamais, avoir une bonne mutuelle est important pour les particuliers qui réaffirment leur souhait de choisir leur complémentaire. C’est ce que révèle une étude réalisée par BVA au cours de l’été 2021 pour la fondation April.

La mutuelle reste très importante pour les Français

82 % des participants à l'enquête BVA insistent sur

L'importance de pouvoir choisir son médecin, peu importe si pour cela, ils doivent supporter des dépassements d'honoraires.

72 % d'entre eux plébiscitent également le droit à recourir aux médecines alternatives. Afin de satisfaire ces exigences, la mutuelle est jugée « indispensable » par 85 % des Français.

Le premier avantage de la complémentaire santé, cité par 73 % des personnes interrogées, est le niveau de remboursement. Il est suivi par le remboursement de soins non pris en charge par l'assurance maladie, qui réunit 66 % des suffrages. Les offres négociées des réseaux de professionnels référencés en optique, dentaire ou audioprothèse complètent le podium avec 36 % de réponses. 8 sondés sur 10 se disent satisfaits de leur contrat actuel.

  •  84 % apprécient tout particulièrement la simplicité de la souscription,
  •  83 % saluent la rapidité des remboursements,
  •  69 % vantent une relation client de qualité.

Pour autant, les ménages n'hésitent pas à en changer s'ils trouvent une mutuelle pas cher adaptée à leurs besoins.


La réflexion autour du futur système de santé français se poursuit

Également consultés concernant les moyens d'améliorer du système de santé, 67 % du panel préconise le financement conjoint de l'assurance maladie et des mutuelles. Seuls 12 % des répondants à l'enquête de BVA estiment que la Sécurité sociale seule est en mesure d'en assurer le financement.

Pourtant, ces dernières années, cette dernière s'est nettement étatisée en raison de la maîtrise des dépenses. Le ministre de la Santé milite d'ailleurs pour le remboursement quasi intégral du coût des soins par une « Grande sécu ». Il a ainsi invité le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie à envisager une organisation similaire à celle du Canada, qui est contrôlé presque à 100 % par l'État.

Il reste que celui-ci n'est pas totalement dépourvu d'inconvénients, surtout le rationnement des soins. En 2016, Cécile Philippe, présidente de l'Institut économique Molinari, évoquait

Le manque de médecins, la difficulté d'accès aux nouveaux traitements et des délais allongés.

Ces facteurs sont source de souffrances supplémentaires pour les patients, qui en subissent l'impact dans leur vie privée et professionnelle. Ces coûts économiques et humains, réels, mais difficilement chiffrables, doivent être pris en considération et représentent un autre enjeu majeur pour l'Exécutif.