Une vaste étude menée en Australie sur un vaste échantillon de la population mondiale a permis de mettre en évidence que certains compléments alimentaires participaient à soigner certains troubles mentaux lorsqu’ils sont associés aux traitements traditionnels. Les résultats ont été publiés dans la très renommée revue scientifique World Psychiatry.

Les Oméga-3 parmi les compléments alimentaires bénéfiques

Alors que la santé mentale représente le deuxième poste de dépense pour l’Assurance maladie et les mutuelles (19,8 milliards d’euros en 2016), une étude initiée par le NICM Health Research Institute, branche de l’Université de Western Sydney, offre une nouvelle vision pour améliorer l’efficacité des soins habituels avec l’aide de certains compléments alimentaires. Les recherches se sont basées sur une trentaine de méta-analyses issues d’essais cliniques à travers le monde et des données provenant de 10 951 individus.

Au terme de l’étude, les scientifiques ont pu démontrer que :

  • les Oméga-3, acides gras essentiels polyinsaturés, sont efficaces pour compléter les traitements de la dépression. 
  • Ces acides gras agissent également sur les troubles de l’attention et sur l’hyperactivité. 
  • Pour le traitement de la schizophrénie, l’acide aminé N-acétylcystéine favorise la production d’un antioxydant et réduit ainsi les éventuels symptômes.

Pas de contre-indications pour les autres compléments alimentaires

Si tous les compléments alimentaires comme les vitamines C, D et E ou encore le magnésium ne participent pas activement dans le traitement de problèmes mentaux, leur prise ne présente pas de danger pour les patients s’ils sont consommés dans le respect des posologies prescrites. L’étude réalisée sous la houlette du professeur Joseph Firth confirme le rôle essentiel de l’alimentation dans la prise en charge des maladies mentales. À terme, un guide à l’usage des praticiens pourra être mis en place.


Le professeur Hickie, membre du Centre du Cerveau et de l’Esprit de l’Université de Sydney, a confirmé les « effets positifs » des compléments alimentaires, mais il a pointé du doigt la manière actuelle dont les consommateurs utilisent les produits et comment les entreprises les vendent. En effet, au lieu de servir d'accompagnements aux traitements, les campagnes marketing vantent les compléments comme des alternatives, annihilant de fait leurs effets thérapeutiques. Un encadrement médical est donc requis pour garantir l’efficacité des cures.