Le coronavirus s’apparente à une grande tornade de changement qui a chamboulé l’économie, l’éducation, la vie sociale, la santé, la vie culturelle… du monde entier. Et la couverture santé n’a pas non plus été épargnée. Bien qu’il soit certain que le Covid-19 influe sur les prix d’assurances, à ce stade, il n’est pas encore possible d’évaluer son ampleur sur le coût.

Il n’est plus à redire que la crise sanitaire actuelle a eu des impacts considérables dans plusieurs domaines, notamment en mutuelle santé. Force est, en effet, de constater une légère hausse au niveau du coût des contrats de couverture maladie, tandis que ceux afférents à l’auto et à l’habitation restent stables pour le moment.

Selon l’indice du prix des assurances de particuliers (IPAP), les acteurs du domaine veulent prendre un certain recul avant de décider de la valeur exacte de la hausse des coûts. En attendant, les changements se font encore moins ressentir, mais pas pour longtemps selon les estimations. De quoi va dépendre l’inflation des prix des mutuelles ? L’automobile et l’immobilier doivent-ils aussi s’attendre à une augmentation ?

La crise sanitaire fait monter les coûts de l’assurance santé

Selon les experts en assurance, la mutuelle santé ne peut pas être tenue stable dans la situation de crise sanitaire. La preuve, les coûts se sont accrus d’environ 2,7 % durant la période de confinement. En effet, la pandémie du Covid-19 a généré une augmentation importante des charges liées aux soins et hospitalisations, mais aussi, aux décès et invalidité occasionnés par la maladie.


Et la multiplication des assurances collectives ne permet pas aux compagnies d’avoir un aperçu global des situations afin d’établir des anticipations. Autrement dit, cet accroissement est pour le moment à titre indicatif et peut encore monter ou légèrement baisser selon l’évolution de la crise.

La couverture maladie et la prévoyance pourront encore être impactées dans les temps à venir, surtout si l’antidote et le vaccin contre le Coronavirus venaient à être découverts. Les chiffres démontrent plus d’un milliard d’euros de hausse pour la sinistralité en santé et prévoyance. Logiquement, ce montant sera appliqué dans le calcul de l’augmentation des primes d’assurance. Cette tendance haussière s’explique notamment par :

  • Le ralentissement de l’évolution des dépenses de santé ;
  • L’absence de transferts de charges de la Sécurité sociale durant le confinement ;
  • L’absence de relèvement d’impôts sur les mutuelles santé en 2019 ;
  • L’augmentation du budget à cause du vieillissement de la population et de l’amélioration des technologies médicales.

La baisse des accidents a stabilisé l’assurance auto

En assurance auto, la stabilité est encore mise en évidence. Cela s’explique par le nombre de morts et de blessés en accidents de circulation qui a nettement baissé - de 56 % et 76 % - en avril 2020 grâce au confinement. Les primes n’ont, par conséquent, progressé que de 0,4 %.

De plus, le coût des accidents de la route a baissé d’environ 70 % pour les assureurs, ce qui a produit une économie estimée à deux milliards d’euros. Ce grand bénéfice a conduit certains assureurs comme la MAIF, la GMF et la MACIF à octroyer une baisse des coûts de la couverture.

Mais la sortie du confinement, et la levée de la limitation de 100 km des déplacements pourraient bien changer la donne. Selon les premiers chiffres de la Sécurité routière, la tendance évoque une hausse de 15 % des grands excès de vitesse en mai 2020 par rapport à l’an passé.