À l’approche du déconfinement, l’Assurance maladie s’apprête à opérer quelques ajustements au niveau de son système de traçage. Ainsi, divers points tels que la mise en place d’un retro-tracing sont envisagés. De même, l’organisme discute des moyens pour délivrer plus rapidement les résultats des tests. La question du budget alloué aux tests antigéniques a également été abordée.

En vue du traçage, l'assurance maladie a contacté 5 millions de Français depuis la mi-mai. Parmi eux, 3,5 millions se sont révélés être des cas contact et 1,5 des cas positifs au coronavirus. C'est ce qu'a déclaré Thomas Fatome, directeur général de l'Assurance maladie dans un article publié le 18 novembre dernier.

Au mois d'octobre, l'organisme a réussi à atteindre un pic de 100?000 appels journaliers. Dans cette optique, 90 à 95 % des individus contacts ou positifs ont dès lors été joints. Des chiffres que les parties prenantes dudit organisme souhaitent améliorer vers un taux de 100 % au déconfinement.


De nouvelles pistes de réflexion étudiées

Afin d'être prêt au déconfinement, l'Assurance maladie envisage différentes modalités de traçage. Parmi elles figure le retro-tracing. Il s'agit d'une méthode complémentaire au contact-tracing, mise en œuvre à l'heure actuelle. Selon Thomas Fatome, l'objectif n'est plus limité à l'identification des actes du patient positif depuis sa supposée positivité. Il convient aussi de s'intéresser aux origines de la contamination. Ainsi, les périodes et les lieux où les chaînes de contamination ont débuté pourront être ciblés. Néanmoins, le locuteur se dit prudent par rapport à ce point qui fait encore l'objet d'une instruction.

En outre, diverses possibilités d'actions ont été débattues. Tel est le cas d'un suivi de la pratique du dépistage chez les individus. Cela implique entre autres de les joindre à sept jours. De même, une discussion sur le fait de pouvoir délivrer les résultats des tests plus rapidement a été menée.

Les tests antigéniques se développent de manière croissante

Selon toujours Thomas Fatome, les pharmacies ont délivré près d'un million de tests antigéniques au mois de novembre. Du côté de l'assurance maladie, environ 250 000 tests effectués ont été enregistrés dans ses bases de facturation. Et ce, depuis la fin du mois précédent. Un chiffre auquel la direction générale de la santé a ajouté 33 000 tests le 17 novembre. Dès l'obtention d'un résultat positif, les professionnels de santé peuvent s'impliquer dans le tracing. Ce qui pourrait contribuer à l'amélioration de la situation.

Sur le plan budgétaire, l'assurance maladie a remboursé 14 millions d'euros. Cela, 3 semaines après la mise en place des tests. Ainsi, le directeur général a souligné que la montée en charge du dispositif déterminera le budget prévu pour lesdits tests.

Concernant l'accès des pharmaciens au système d'information de traçage, il reste assez confiant face au problème actuel.