Des travaux scientifiques suédois et suisses ont soutenu qu’être atteint du SARS-CoV-2 agrandit les probabilités de séquelles des poumons graves. Parmi les répercussions évoquées dans ces études se trouve l’embolie pulmonaire, qui apparaît des mois après la contamination. La démarche dans laquelle ces analyses ont été menées a reposé sur des exercices de comparaison.

Une contamination au SARS-CoV-2 accroît les chances de formation de thrombus, qui peuvent provoquer de sérieux soucis de santé. Deux nouveaux rapports scientifiques appuient cette thèse avancée par plusieurs études antérieures.

Dans la revue Annals of Medicine, des médecins de l'Hôpital universitaire de Zurich ont publié leur découverte en ce sens. Chez des personnes rétablies du coronavirus, ils ont observé une fibrose pulmonaire dite post-Covid. Une variante nouvelle et ignorée de cette maladie. Certes, ces anciens malades avaient subi une hospitalisation. Toutefois, ils n'avaient éprouvé aucun dysfonctionnement pulmonaire et n'avaient pas besoin de support respiratoire. Au cours de ses travaux, l'équipe avait réalisé des analyses de laboratoire.


Certains patients doivent être soumis à une surveillance accrue

Comparativement aux malades les plus sérieusement atteints, montrent les résultats de ces examens, les sujets concernés auraient affiché :

  • Des taux d'inflammation plus graves ;
  • Des diminutions de faculté respiratoire plus appréciables.

De surcroît, les tests révélaient chez les malades des transformations de tissus pulmonaires. Ces modifications signalent des détériorations irréversibles de ces ensembles cellulaires. Des dommages dont le traitement, à vie, pèsera beaucoup sur le portefeuille des personnes qui en souffrent. À moins bien sûr qu'elles soient prises en charge par une assurance complémentaire. Pour les individus souhaitant bénéficier également de cette couverture, plusieurs compagnies proposent aujourd'hui des offres de mutuelle pas cher.

Le médecin-chef de la clinique de pneumologie de l'Université de Zurich, René Hage a apporté quelques précisions sur leur découverte. D'après lui, les altérations tissulaires sont survenues entre un et trois mois après la contamination. Compte tenu de ce délai, le praticien conseille de suivre plus rigoureusement ces individus rétablis symptomatiques.

Le risque d'embolie pulmonaire est intensifié

L'autre étude, réalisée par des chercheurs suédois, a paru le 6 avril 2022 dans la revue « Bjm ». Ses auteurs ont examiné un million de suédois qui ont été confirmés positifs entre février 2020 et mai 2021. Les informations de cet échantillon ont été confrontées à celles de quatre millions de personnes testées négatives.

Ces scientifiques ont déclaré qu'après contraction du SARS-CoV-2, le risque de phlébite profonde est quintuplé. Les malades ayant des antécédents médicaux ou développant une forme sévère de la pathologie sont spécialement à risque. En outre, un semestre après la contamination, les patients présentaient toujours une probabilité plus importante d'embolie pulmonaire. Celui-ci ayant été estimé à 33 fois.

Cependant, les individus atteints de pathologies légères ne requérant aucune hospitalisation sont également exposés à une probabilité plus importante :

  • De phlébite profonde ;
  • D'embolie pulmonaire.

Jusqu'ici, on sait déjà qu'une contamination au coronavirus amplifierait l'apparition de caillots sanguins. Là où l'étude suédoise apporte un nouvel enseignement, c'est sur le temps pendant lequel ce risque subsiste.