Une étude américaine s’est penchée sur l’impact des mesures de confinement sur la santé physique et psychique des adolescents. De manière générale, les résultats ont révélé que l’insuffisance d’activités sportives et d’interactions sociales a grandement nui à leur bien-être. Au regard de la dégradation inquiétante de leur santé mentale, il est primordial de prendre les mesures qui s’imposent.

Des disparités entre les filles et les garçons

Après analyse des réponses fournies par 977 parents d'adolescents âgés de 13 à 18 ans, il apparaît que l'épidémie a fortement accru l'état d'anxiété et d'irritabilité ainsi que les comportements agressifs de ces jeunes.

Près d'un sondé sur deux déclare qu'au moins l'un de ses enfants a développé un nouveau trouble de santé mentale ou présenté un trouble en aggravation depuis un an.

Les adolescentes sont plus affectées par les effets psychologiques de la Covid-19. Elles sont plus nombreuses que les garçons à souffrir de nouveaux soucis ou d'une aggravation de l'anxiété.

Les parents remarquent également une augmentation des symptômes dépressifs chez presque un tiers des filles (31 %), contre 18 % chez les garçons, et des troubles du sommeil chez 24 % des filles contre 21 % chez les garçons.


Selon les explications de Gary L. Freed, co-directeur du sondage,

Le manque d'interactions sociales qui sont primordiales à leur âge pèse sur eux et entraîne de la frustration et de l'anxiété.

À noter qu'en France, la mutuelle santé prend en charge les traitements liés à ces troubles.

Des stratégies d'adaptation à la situation

L'inclusion des jeunes constitue une priorité dans cette situation particulière. Les parents doivent prendre leurs responsabilités pour améliorer la santé mentale de leurs enfants.

Pour que ces derniers retrouvent un minimum de vie sociale, l'assouplissement des mesures d'éloignement imposées par la crise sanitaire a été adopté par 50 % d'entre eux. Une démarche fructueuse puisqu'elle a eu un impact positif sur le plan psychologique de leur adolescent selon 81 % des répondants.

D'autres solutions ont été mises en œuvre comme l'allègement des restrictions concernant les réseaux sociaux, le recours à des spécialistes de la santé mentale ou à des programmes et applications destinées à améliorer la santé mentale des adolescents.

Gary L. Freed recommande par ailleurs aux parents de maintenir le dialogue avec leur ado et de l'aider à mieux faire face aux contraintes liées à la pandémie.