Le dépistage du coronavirus par des tests salivaires sera prochainement accessible. Cette nouvelle technique d’analyse, baptisée RT-PCR, se substituera aux écouvillonnages naso-pharyngés. Des études sont en cours pour évaluer l’efficacité et la fiabilité de ce nouveau procédé. Celui-ci sera déployé pour des tests massifs dès son homologation.

Des études en cours

Plus rapides, plus simples à manipuler et moins désagréables pour les patients, les tests salivaires pour détecter le coronavirus présentent un bon nombre d'avantages. Des études ont été lancées pour mesurer l'efficacité de ce nouveau procédé et ainsi, en cas de résultats concluants, obtenir une homologation.

Selon la DGS (Direction générale de la Santé), une première étude a été conduite pour

S'assurer que la salive est bien un liquide fiable pour détecter la présence du coronavirus.

En effet, hypothétiquement, la concentration de coronavirus dans la salive est relativement faible par rapport à celle retrouvée dans le nez et la gorge. Cette étude a été menée au sein d'un centre hospitalier en Guyane.


Communiqués au début du mois d'août, les résultats sont encourageants. Ils ont permis de débloquer un nouveau financement pour la poursuite des recherches.

Une autre étude a été récemment mise en œuvre à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris pour vérifier la fiabilité de cette nouvelle technique d'analyse. Elle vise cette fois-ci à démontrer que les prélèvements salivaires sont aussi sûrs que les écouvillonnages naso-pharyngés.

Elle permettra également de comparer différentes techniques d'analyse salivaires pour dépister la présence du Sars-cov-2. Cette étude comparative servira notamment à confronter la RT-PCR avec le test EasyCov du laboratoire Sys2Diag. Celui-ci permet d'obtenir rapidement un résultat grâce à une pastille qui change de couleur au contact de la salive.

Une solution de tri rapide et efficace

Si les tests salivaires s'avèrent fiables et efficaces, ils serviront à effectuer les premières analyses pour identifier rapidement et avec le moins d'erreurs possible les cas suspects et écarter les individus sains. « Une solution à privilégier pour mener à bien un dépistage de masse », estime la DGS.

À titre d'illustration, cette technique peut être préconisée dans les lieux de passage, tels que les aéroports. Ainsi, en cas de résultat positif, la personne sera invitée à effectuer une deuxième analyse suivant un procédé plus sûr, pour confirmation. Reste à savoir si les mutuelles santé accepteront de prendre en charge ces tests salivaires.