Avec les professionnels de la santé qui sont en première ligne face à la pandémie, les séniors font partie des groupes prioritaires pour la vaccination contre le covid-19. Mais malgré tous les efforts déployés par le CNAM, la majorité des personnes âgées contactées n’ont pas répondu favorablement à l’appel à se faire vacciner ; ce qui ne décourage pas les responsables.

Des sollicitations restées « lettre morte »

La Caisse nationale d'assurance maladie se démène pour encourager la vaccination des séniors. Pour contacter les personnes âgées qui ne se sont pas fait encore vacciner, le CNAM privilégie l'appel téléphonique ou l'envoi de SMS.

Les personnes contactées sont informées de la tenue d'une campagne de vaccination et le lieu est indiqué soit par SMS, soit signifié à haute voix lors de l'appel. Cependant, au plus grand regret de la CNAM, la campagne de sollicitation est loin d'être une réussite.

Dans un premier temps, l'organisme public s'est concentré sur les séniors de plus de 75 ans. Depuis le début de la vaccination, 64 % d'entre eux ont reçu leur dose. Mais aujourd'hui, la liste des personnes à contacter s'est allongée puisque ceux dans la tranche d'âge 70 – 74 ans viennent s'y ajouter.


À son plus grand regret, la CNAM affirme que les réponses obtenues sont très en deçà des sollicitations émises. Quotidiennement, plus de 200 000 SMS sont envoyés, sans compter les 100 000 appels téléphoniques déjà passés. Malheureusement, d'après les chiffres, il reste encore 2,4 millions de séniors non vaccinés.

Toujours selon les statistiques, seulement 5 % des SMS donnent lieu à un rappel de la part des destinataires, et ce, malgré la gratuité de l'appel. Justement, en ce qui concerne les appels, seulement un sur dix débouche sur une prise de rendez-vous.

Une défiance vis-à-vis du vaccin ?

Qu'est-ce qui pousse les séniors à décliner ainsi l'invitation de la CNAM ? La raison pourrait être l'éloignement de l'habitation par rapport aux centres de vaccination. Il se peut aussi que la défiance vis-à-vis du vaccin n'ait pas encore totalement disparu.

L'âge avancé des séniors constitue également un obstacle de poids, puisqu'ils ressentent toutes les difficultés du monde à aller de leur résidence au centre de vaccination. C'est d'ailleurs la raison qui conduit l'Assurance maladie à envisager des vaccinations à domicile.