La couverture maladie universelle revue et améliorée à l’occasion de son vingtième anniversaire

Une couverture santé pour un public plus large

L’application de la loi sur la couverture maladie universelle qui a été publiée dans le Journal officiel le 28 juillet 1999 a permis d’offrir une protection sociale à toutes les personnes sans distinction de revenus. Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité dans le gouvernement Jospin et en charge du projet, la qualifiait d’une avancée sociale sans précédent.

La CMU se présente sous deux formes d’aide distinctes :

  • la CMU de base et sa complémentaire, 
  • la CMU-C.

Ce système a permis aux ménages à faibles revenus de bénéficier d’une assurance santé. Des ajustements ont ainsi été faits pour étendre son champ d’action.

En 2016, un grand changement a eu lieu avec la CMU de base qui a été remplacée par la PUMA (Protection Universelle Maladie). Et dès début novembre, la CMU complémentaire solidaire remplacera la CMU-C. Grâce à la fusion de la première avec l'Aide à la complémentaire santé (ACS), un public plus large sera visé, dont les plus démunis.


Les condition des complémentaires santé ont été révisées

L’évolution des aides sociales est toutefois actuellement freinée par la politique de refus de soins adoptée par les professionnels de la santé. En effet, certains profils se disent victimes de discrimination.

Par ailleurs, il existe le problème du non-recours. Les allocataires se tournent plus volontiers vers la CMU-C que vers l'ACS.

Les conditions pour bénéficier de la CMU complémentaire solidaire ont également été réaménagées.

Ainsi, pour prétendre à ce dispositif une personne doit avoir souscrit à cette assurance santé et justifier de revenus inférieurs à 990 euros, contre 735 euros auparavant.

À partir de cet automne, les bénéficiaires de l'Aide à la complémentaire santé (ACS) pourront aussi bénéficier de la Complémentaire santé solidaire. En contrepartie, ils devront s’acquitter d’une participation forfaitaire :

  • 8 euros par mois jusqu'à 29 ans 
  • 30 euros au-delà de 75 ans.