Si les Français figurent parmi les citoyens les mieux lotis en matière de soins de santé grâce l’existence d’un financement public, la sécurité sociale, il n’empêche que bon nombre de résidents sont encore obligés d’y renoncer pour des raisons financières. En effet, il est toujours possible de se voir facturer un reste à charge élevé. D’où la nécessité de disposer d’une couverture complémentaire.

Accéder à la santé n’est pas un privilège, mais un droit. Force est pourtant de constater que le renoncement aux soins demeure une réalité bien présente chez beaucoup de ménages français. Et ce n’est pas faute d’avoir instauré des mesures allant dans ce sens, comme la prise en charge de l’Assurance maladie, par exemple.

Le fait est que certains actes médicaux sont très coûteux, ce qui laisse encore une grosse somme à débourser par le patient.

C’est dans l’objectif de remédier à cette situation, notamment dans le cadre du Reste à charge zéro, que la complémentaire santé revêtent toute leur importance. D’autant plus que plusieurs dispositifs contribuent à son accès pour tous, entre autres la loi ANI et la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire).

De nombreux dispositifs mis en place pour ouvrir la voie

La généralisation de la complémentaire santé avance actuellement à grands pas en France. En effet, 95% des résidents détiennent une couverture maladie complémentaire, en plus d’être couverts par un organisme social public qui n’est autre que l’Assurance maladie.


Pour arriver à cette proportion élevée, le gouvernement français a dû mettre en place plusieurs dispositions. C’est bien le cas de la Loi ANI qui a été promulguée en 2016 pour permettre à tous les salariés du privé et les fonctionnaires de bénéficier d’une mutuelle obligatoire. Celle-ci étant financée à moitié par l’établissement employeur.

Il existe aussi une couverture ne coûtant qu’un euro par jour, mais dotée d’un niveau de garanties pour le moins élevé. Baptisé CMU-C, ce dispositif a été lancé à destination des familles les plus modestes. À savoir, les TNS (travailleurs non-salariés) ne sont pas pour autant laissés pour compte puisque de nombreuses compagnies, notamment la MAAF, sont en mesure de concocter des formules spécifiques en adéquation à leur budget et surtout à leurs attentes.

Un rôle clé pour une égalité d’accès aux soins

Comme leur qualification l’indique, ces assurances complémentaires prennent le relais à la Sécu pour couvrir une partie des factures de soins des assurés, à raison de 13% des frais y afférents. Ce reste à charge étant tributaire du profil du patient (âge, activité, etc.),

Il serait plus judicieux de choisir une couverture « responsable » qui, indépendamment de l’état de santé de l’assuré, requiert des cotisations forfaitaires dans la prise en charge des postes de dépenses basiques,


Tels qu’un forfait journalier illimité et un ticket modérateur.

Représentant 260 à 500 euros par foyer et par an, le reste à charge le plus élevé provient principalement des soins dentaires prothétiques, des interventions ophtalmologiques ou auditives. Et ce, en dépit de la couverture des complémentaires qui remonte à près de 38% des dépenses.

Cette somme élevée, ainsi que l’obligation de payer une avance font partie des innombrables raisons poussant le quart de la population à reporter des soins, voire y renoncer.

Une situation qui n’est pas près de s’améliorer puisque le budget de chaque ménage risquera de s’alourdir davantage à cause du vieillissement démographique. D’où le rôle essentiel des complémentaires dans la lutte contre le renoncement aux soins, car la réforme 100% Santé ne pourra prendre effet sans leur précieuse collaboration. À préciser que ce dispositif, appliqué de manière progressive depuis 2019 devra être effectif en 2021 pour une santé égalitariste.