Dans un tweet posté le 12 juin dernier, le premier ministre Jean Castex a annoncé que la barre symbolique des 30 millions de personnes partiellement vaccinées a été atteinte. Il a toutefois appelé les Français à rester vigilants malgré la régression de l’épidémie et le retour progressif à la vie normale.

Une cadence soutenue

Santé publique France a annoncé le 12 juin dernier que près de 30 140 598 personnes, soit 57,8 % de la population adulte, étaient pleinement vaccinées.

Actuellement, la cadence des injections est soutenue avec 400 000 primo-vaccinés comptabilisés chaque jour. Cette progression est notamment observée chez les cinquantenaires et les sexagénaires.

D'après le ministère de la Santé,

Une hausse importante est aussi remarquée chez les sujets âgés entre 18 à 49 ans (+6 % depuis l'ouverture fin mai).

Depuis le 14 juin, c'était au tour des jeunes âgés de plus de 12 ans de se faire vacciner.

D'après Alain Fischer, chargé de coordination de la stratégie vaccinale,

Cette mesure s'impose comme un impératif arithmétique pour favoriser l'immunité collective.

Selon lui,

Se faire vacciner est aussi un avantage individuel, social et psychologique pour les adolescents. Elle diminue en outre le risque de fermeture des établissements scolaires à la rentrée.

À noter que le vaccin est pris en charge entièrement par l'Assurance maladie.


Une baisse du rythme pour cet été

Selon certains observateurs, le rythme de progression des vaccinations risque de ralentir cet été alors que le niveau de couverture est encore insuffisant en cas d'une énième vague de pandémie.

Aurélien Rousseau, responsable de l'Agence de santé d'Ile-de-France, a, en effet, constaté une baisse des prises de rendez-vous.

Pascal Crépey, épidémiologiste, voit dans cette situation un

Risque de renoncement à la deuxième dose, voire aux deux doses.

Par ailleurs, une stagnation de la couverture vaccinale est observée du côté des seniors. 75 % des septuagénaires et 66 % des octogénaires sont complètement vaccinés jusqu'ici.

D'après le site Doctolib,

Aucune baisse du rythme des injections n'est prévue. Il doit se maintenir à 600 000 par jour, que ce soit pour la première, la deuxième ou l'unique dose.