L’administration française a mis en place un dispositif exceptionnel pour donner aux parents la possibilité de garder leurs enfants pendant le confinement. Ce motif a ainsi été invoqué dans la majorité des demandes d’arrêts de travail reçues par la Cnam depuis l’application des mesures de quarantaine. Les individus à risque ont également bénéficié de privilèges similaires.

Outre les hôpitaux, l’ensemble du système de santé français est fortement éprouvé par l’épidémie de Covid-19. L’assurance maladie fait notamment partie des organismes publics les plus sollicités durant la crise sanitaire. Selon la direction, ses équipes ont traité plus d’un million de demandes d’arrêts de travail sur tout le territoire, en seulement 15 jours.

Parmi toutes ces requêtes, 850 000 étaient liées à la garde d’enfants. Les 250 000 demandes restantes ont été déposées par des sujets à risque ou des personnes considérées comme vulnérables en cette période pandémie. L’administration a revu complètement son organisation et ses différents régimes pour mieux gérer cette situation exceptionnelle.

Un véritable défi pour les caisses régionales

Malgré une conjoncture difficile, l’Assurance Maladie s’efforce continuellement de remplir son rôle auprès de la population. Elle s’applique notamment à maintenir le rythme pour le paiement des prestations et le remboursement des soins. L’organisme priorise également le versement des rentes des assurés en invalidité et des indemnités journalières des personnes en arrêt maladie.


En moyenne, les demandes reçues sont traitées en 29 jours. Toutefois, cette durée peut sensiblement varier d’une région à l’autre en fonction de la situation. Néanmoins, les équipes de l’Assurance Maladie font de leur mieux pour éviter les retards de paiement, en dépit des complications liées à l’épidémie.

Comme l’explique Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, dans les colonnes du Parisien :

Il peut y avoir des caisses où les délais sont plus courts, d'autres où ils sont plus longs, notamment dans les régions les plus affectées par la pandémie où des personnels des caisses ont pu devoir s'arrêter.

La Cnam procédera à des vérifications particulièrement strictes pour ce type de demande. Certains dossiers peuvent donc être refusés s’ils ne remplissent pas tous les critères définis par l’administration. L’organisme a d’ailleurs indiqué à Franceinfo que ses équipes ont déjà détecté des dossiers non réglementaires.

Enfin, la Cnam compte généraliser le télétravail en interne pour ses quelque 70 000 salariés. L’application de ce nouveau système risque de perturber légèrement ses services durant la période d’adaptation.

Une indemnisation facilitée au maximum

Face au coronavirus, les personnes les plus fragiles doivent se protéger davantage par rapport au reste de la population. Elles sont ainsi obligées de cesser de travailler, si leurs missions ne peuvent être effectuées à domicile. Dans ce cas, ces individus ont la possibilité de bénéficier d’office d’un arrêt de travail.


L’Assurance Maladie a prévu un canal spécifique pour traiter ce type de demande. Ce dispositif exceptionnel s’applique également aux femmes enceintes. En cette période d’épidémie, elles peuvent demander un arrêt de travail dès le début du troisième trimestre de grossesse.

Depuis que le confinement est entré en vigueur, les écoles ont été fermées sur tout le territoire français, au même titre que tout autre établissement donnant lieu à des rassemblements. Certains parents se retrouvent ainsi obligés d’arrêter de travailler pour garder leurs enfants.

L’exécutif a donc mis en place un dispositif permettant aux parents confrontés à ce problème d’obtenir un arrêt de travail pour les enfants de moins de 16 ans. Dans ce cas, le délai de carence (3 jours) est supprimé.

D’habitude, les Français ne perçoivent aucune indemnisation durant les trois premiers jours de leur période d’arrêt de travail. Cette mesure est suspendue provisoirement jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire. La suppression du délai de carence concerne aussi bien les salariés travaillant dans le privé que dans la fonction publique.