Une cellule spéciale a été mise en place pour recenser et prévenir les éventuels cas contact, c’est-à-dire les personnes susceptibles d’avoir attrapé le coronavirus parce qu’elles ont côtoyé un malade avéré. Initialement, la cellule les contactait via un appel téléphonique. Mais pour accélérer les démarches, elle adopte une autre approche, à savoir le recours aux mails et aux SMS.

Agir rapidement est primordial

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette deuxième vague de contamination a été inattendue. Mais au moins, les acteurs qui luttent contre la pandémie n'avancent plus à l'aveugle et peuvent tirer des enseignements de la première vague.

La gestion des cas contact fait partie des domaines sur lesquels l'assurance maladie a pu s'inspirer d'une première expérience et qui peuvent être améliorés. Auparavant, lorsqu'un patient était testé positif au coronavirus, les autorités sanitaires appelaient une à une les personnes qui ont eu un contact rapproché avec lui et avec lesquelles il aurait pu omettre d'observer les gestes barrières.


Sauf qu'en plus de nécessiter le déploiement d'un important dispositif (le service d'appel), cette méthode avait pour principal inconvénient la perte de temps alors que la prise en charge rapide des cas contact est primordiale, voire vitale.

Dès lors, une nouvelle approche a été expérimentée, à savoir le recours aux mails et aux SMS. Par ces canaux, il est possible de notifier tous les cas contact de manière simultanée (envois groupés).

Un moyen plus efficace

Il convient de reconnaitre que chacun n'a pas forcément le réflexe de consulter ses mails. D'où l'envoi du SMS qui prévient le cas contact et l'invite à vérifier sa boîte de messagerie, à aller sur la plateforme « contact tracing » et à fournir certaines informations, ceci afin que des agents compétents puissent évaluer leur degré d'exposition et décider de la marche à suivre (mise en isolement ou hospitalisation en urgence).

Pour entrer en relation avec le maximum de cas contact, l'assurance maladie peut s'aider de sa base de données Ameli (Assurance maladie en ligne), laquelle regroupe les noms, les adresses et les numéros de téléphone de 55 millions d'abonnés. Grâce à celle-ci, les personnes concernées sont prévenues au bout de 24 heures ; une réactivité qui peut se révéler salvatrice.