L’utilisation du rétro-tracing va être déployée sur l’ensemble du territoire français à partir du 1er juillet 2021. Il s’agit d’un outil efficace pour identifier les moments, les événements et les lieux où la contamination a eu lieu, puis pour retracer les personnes « co-exposées ». Cette nouvelle méthode d’enquête sanitaire remonte jusqu’à 10 jours précédant l’identification de la maladie.

Un moyen efficace pour retracer les co-exposés

Selon Pierre Rousseau, directeur général de la CPAM de Loire-Atlantique,

Cette enquête sanitaire est plus approfondie

Par rapport à la précédente permettra de connaître les raisons pour lesquelles la personne a été infectée : éléments, circonstances, moments, etc.

Elle permet aussi de retracer les personnes ayant été en contact avec le cas positif puis de les appeler à s'isoler.

Le rétro-tracing a été testé aux mois d'avril et mai dans les départements de la Côte-d'Or et de la Loire-Atlantique. 17 autres départements ont en aussi bénéficié le 1er juin puis 43 autres le 15 juin.


À partir du 1er juillet, il sera étendu à toute la France. Cette généralisation sera programmée en fonction des prévisions de circulation épidémique. En effet, elle ne serait efficace que si le nombre de cas positifs atteignait les 5 000 par jour.

À noter que le rétro-tracing, tout comme le contact tracing, sera mené par les enquêteurs sanitaires de l'assurance maladie.

D'autres objectifs

Cette fois-ci, les questions seront « plus intrusives » puisqu'il ne s'agit plus seulement de savoir quelles personnes ont pu être infectées, mais également de déterminer les situations, le lieu et le moment de contamination.

Les résultats de la phase expérimentale ont démontré que si la contamination s'est produite en dehors du domicile, 10 % des personnes interrogées sont en mesure de connaître les circonstances de contamination. Selon ces mêmes données, le rétro-tracing permet aussi d'identifier une quinzaine de personnes co-exposées.

D'après Jean-Baptiste Calcoen, directeur de la mission nationale tracing à la Cnam,

Si l'assurance maladie est dans l'impossibilité d'identifier nominativement toutes ces personnes, ce seront les agences régionales de santé ou ARS qui s'en chargera. Le rétro-tracing permettrait aussi d'optimiser la recherche des variants et d'identifier les lieux où le niveau de contamination est élevé.