Les dernières expérimentations du laboratoire américain Pfizer sur sa pilule antivirale contre le covid-19 présentent des résultats très prometteurs. En effet, il apparaît que celle-ci réduit fortement les risques d’hospitalisation ou de décès. Les chercheurs comptent bientôt faire parvenir ces informations sur les essais cliniques à l’Agence américaine des médicaments (FDA) pour demander une autorisation d’utilisation le plus tôt possible.

Éviter jusqu'à neuf hospitalisations sur dix

Confiant dans les effets de son médicament, le laboratoire a mis fin plutôt que prévu à ses expérimentations sur sa pilule anti-covid baptisée Paxlovid.

Ce qui distingue ce comprimé par rapport à celui développé par Merck, un autre laboratoire américain, et autorisé au Royaume-Uni, est sa haute efficacité.

En effet, il permet une diminution de près de 90 % des formes graves, contre 50 % pour Merck. Ce traitement antiviral facilement administrable agit en réduisant la capacité du virus à se multiplier.

Plus de 12 personnes présentant des formes modérées de la maladie et au moins un facteur à risque (obésité ou âge) ont été suivies dans le cadre des expériences de Pfizer.


Les résultats montrent que seulement 0,8 % d'entre eux ayant reçu le traitement ont été hospitalisés et qu'aucun décès n'a été déploré pendant les 28 jours. Parmi ceux qui ont pris le placebo, 7 % ont été hospitalisés, tandis que sept autres étaient décédés.

À noter qu'en France, la mutuelle santé prend en charge les dépenses liées aux traitements du coronavirus.

Un traitement à administrer le plus tôt possible

Albert Bourla, le PDG de Pfizer, a déclaré dans un communiqué qu'

Au départ, 3 000 patients étaient prévus pour les expérimentations, mais le nombre de participants a été réduit après constat des effets très positifs du traitement dans les résultats préliminaires.

Il s'agit d'une avancée remarquable pour les recherches mondiales qui visent à mettre un terme aux ravages causés par le coronavirus.

Pour plus d'efficacité cependant, la pilule doit être administrée le plus tôt possible. Si une excellente couverture vaccinale reste le meilleur moyen de faire face à la pandémie, ce nouveau traitement vient désormais en complément pour lutter efficacement contre la maladie.

Par contre, le laboratoire n'a pas donné de précisions sur ses éventuels effets secondaires alors que des effets indésirables ont été constatés dans près d'un cinquième des sujets.