Cette enquête aurait dû, sans doute, être effectuée plus tôt, mais comme dit le dicton, mieux vaut tard que jamais. Dernièrement, Santé Publique France a diligenté une étude afin d’évaluer l’impact de la pandémie sur la santé mentale des enfants. L’initiative est saluée par de nombreux pédiatres qui considèrent que, sur ce plan, il y a urgence.

Les enfants ne sont pas étrangers à ce qui s'est passé ces dernières années

Quel que soit l'âge, il est presque impossible de sortir indemne de la crise sanitaire liée au coronavirus. Il faut rappeler qu'à bien des égards, la pandémie a bouleversé la vie de tout un chacun, du respect des gestes barrières au confinement, sans oublier les évènements beaucoup plus tragiques comme les hospitalisations d'urgence ou les pertes d'êtres chers.

Même pour ceux qui ont eu la chance d'être épargnés par la maladie elle-même, le climat très anxiogène qui régnait durant ces périodes troubles est vecteur de mal-être, voire de dépression.

Les parents ont eu le réflexe de préserver les enfants de toute cette tension, de faire en sorte que les malheurs leur soient épargnés le plus possible, mais ces derniers ont également été acteurs de cette tragédie et sont conscients de la gravité de la situation.

Ressentant la détresse de leurs parents et l'inquiétude de leur entourage, les enfants sont donc aussi sujets au mal-être, parfois profond. Certains spécialistes affirment même que cette pandémie a entrainé chez certains enfants des pensées suicidaires.


Méthodologie de l'enquête

Que les parents se rassurent, l'enquête menée par Santé Publique France restera strictement confidentielle.

Pour connaître le ressenti des enfants, l'agence nationale de santé publique a prévu un questionnaire à distribuer dans les établissements scolaires et qui doit rester totalement anonyme. En tout, 3 000 enfants, allant de la petite section à la classe de CM2, devraient être interrogés.

Comme le souligne le responsable de l'enquête, le but n'est pas d'établir un diagnostic pour chaque enfant interrogé, mais plutôt de connaître le nombre d'enfants ayant développé des troubles psychologiques (traumatismes) suite à la pandémie. L'action aboutira ensuite à la mise en place de mesures de prévention et d'accompagnement, mais de manière globale.

Pour les parents dont les enfants ont été fortement touchés psychologiquement, au risque de développer des tendances suicidaires, il est vivement conseillé de souscrire à une mutuelle familiale parce que, souvent, les séances chez les psychologues et psychanalystes peuvent être fort onéreuses et non couvertes par l'assurance maladie.