Dans son histoire, l’humanité a connu de nombreuses épidémies. Mais celle du Covid-19 est inédite à bien des niveaux. Force est aussi de constater que, malgré toutes les connaissances acquises et les outils de recherche à disposition, les gouvernements du monde entier ont fortement tâtonné dans la manière de contrer le virus. Le traçage des cas contacts illustre bien cette réalité.

Peut mieux faire !

Vu la gravité de la situation, l'heure n'était sans doute pas à l'expérimentation, mais il n'empêche qu'aucun gouvernement, aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays avancés, n'était préparé à affronter une épidémie de cette envergure.

En France, via des témoignages de particuliers, quelques couacs ont été révélés, notamment en ce qui concerne le traçage des cas contacts. Alors que le gouvernement avait établi comme mot d'ordre « tester – alerter – isoler », la mise en œuvre a été beaucoup plus compliquée.

Un homme testé positif au Covid-19 affirme que l'Assurance maladie n'a pas donné suite à son appel, alors que via celui-ci, il signalait son cas et alertait ladite institution à prendre les mesures appropriées, à savoir la mise en isolement, mais surtout l'établissement de la liste des cas contact.


Sans réponse de la part de l'organisme, le patient en question a dû, lui-même, dresser sa propre liste. Cette tâche aurait pourtant dû revenir aux « anges gardiens », ces personnes spécialement engagées pour l'occasion.

Cette brigade est assez fournie, à en juger par les 1 200 agents en CDI qu'elle compte dans ses rangs. Sans parler des agents en CDD qui représentent tout de même trois cinquièmes de l'effectif de la brigade.

D'ailleurs, la situation de ces derniers fait partie des problèmes pointés du doigt par les observateurs. Au lieu d'être admis en CDI, ces travailleurs qui prennent le risque d'aller sur le terrain pour mener les différentes enquêtes et s'exposent à d'éventuelles contaminations se voient proposer un CDD de trois mois, avec une possibilité de renouvellement pour deux mois et demi, au maximum.

Une plateforme téléphonique pour tracer efficacement les cas contacts

Plutôt qu'une descente sur terrain, avec tous les risques que cela comporte, beaucoup suggèrent la mise en place d'une plateforme téléphonique chargée d'effectuer le traçage des personnes entrées en contact avec les malades.

Mais cette solution soulève un autre problème de taille, à savoir la confidentialité des données. Passer par une plateforme téléphonique ne garantit pas le respect du secret médical.