Dans une note du 15 juillet 2021, la Drees (direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) a expliqué que les personnes vaccinées ont représenté 6 % des nouvelles contaminations et que seulement 4 % d’entre elles ont développé des symptômes. Elle a rajouté que 18 % des nouvelles infections ont été imputables au variant Delta et que celui-ci a eu peu d’effets chez les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet.

Le doute plane pour les primo vaccinés

Selon Santé Publique France dans son point épidémiologique en date du 1er juillet,

Le vaccin Pfizer est utilisé dans 90 % des vaccinations dans l'Hexagone. 77 % des Français l'ont choisi contre 12 % pour l'AstraZeneca.

Elle explique cependant que

Pour le variant Delta, la réduction de la capacité neutralisante est bien claire lorsqu'une dose de vaccin a été injectée. Aussi, le taux d'efficacité de ces deux vaccins contre les formes symptomatiques s'élève à 33 %.

Avant l'apparition du variant indien, plusieurs études ont prouvé qu'une seule dose de vaccin suffit à éviter les séjours à l'hôpital, à condition de laisser à l'organisme le temps de développer une mémoire immunitaire.


L'une de ces études, menée en Israël auprès de 1,2 million de personnes vaccinées au Pfizer, a montré une baisse de 74 % du risque d'hospitalisation entre 14 et 21 jours après la première injection.

À noter que les vaccins contre le covid-19 sont gratuits et donc accessibles même aux personnes qui ne disposent pas d'une mutuelle santé. En revanche, celle-ci pourrait s'avérer fortement utile pour bénéficier d'une prise en charge adaptée des dépenses de santé liées à d'autres pathologies.

Ce qui se passe après

Pascal Crépey, professeur en épidémiologie à l'École des hautes études en santé publique à Rennes, explique :

L'activation de l'immunité n'est pas linéaire, d'où la nécessité d'attendre un certain délai pour permettre au vaccin d'agir. Ceci a été d'ailleurs décrit dans les dossiers d'étude en phase III des vaccins par l'observation de l'évolution du nombre de cas cumulés. 10 jours après l'injection de la première dose, la courbe du groupe test et celle du groupe témoin se sont imbriquées. Un décrochage n'a été observé qu'après.

Mais qu'en est-il des personnes vaccinées ayant reçu la dose complète et qui se retrouveront avec moins d'anticorps dans quelques mois ?

D'après toujours cet épidémiologiste,

Les vaccins à ARN messager comme l'AstraZeneca permettent aussi une réponse immunitaire cellulaire. En d'autres termes, même si les anticorps diminuent, ces personnes demeurent protégées.