Malgré les campagnes de vaccination qui s’intensifient, l’humanité est encore loin de voir le bout du tunnel en ce qui concerne la pandémie de Covid-19. L’apparition des différents variants complique la tâche des soignants. En Côte-d’Or et à Dijon, la pression hospitalière – l’autre indicateur le plus parlant après le taux d’incidence – se fait de plus en plus ressentir.

L'heure est grave en Côte-d'Or et à Dijon

Pour surveiller l'évolution de la pandémie de Covid-19, plusieurs indicateurs ont été établis, parmi lesquels la pression hospitalière, c'est-à-dire le nombre d'hospitalisations par tranche de population.

En Côte-d'Or, et plus particulièrement à Dijon, cet indicateur présente aujourd'hui des valeurs élevées qui inquiètent les professionnels de santé, les autorités ainsi que tous ceux qui en ont connaissance.

En effet, le nombre d'hospitalisations augmente dangereusement dans le département. Les derniers chiffres relevés font état de 244 patients admis en centres hospitaliers. En l'espace d'une semaine, plus précisément entre le 29 mars et le 4 avril, les hôpitaux du département ont accueilli 31 personnes infectées par le virus.


Plus que jamais, disposer d'une bonne assurance maladie apparait comme judicieux. Les nouveaux variants (britannique, sud-africain, brésilien…) étant plus virulents et plus contagieux, les probabilités d'hospitalisation sont élevées.

Toutefois, selon les dernières enquêtes, la progression des variants a quelque peu ralenti ces derniers jours.

Lors des tests effectués, le variant britannique reste celui qui a contaminé le plus de personnes en Côte-d'Or. Son taux de présence a cependant reculé de 10 points de base dimanche dernier, par rapport à la veille (respectivement 79,8 % et 79,9 %).

Le nombre de décès évolue dangereusement

Au niveau du département, depuis mars 2020, 824 patients hospitalisés ont succombé à la Covid-19. Le 12 avril dernier, deux patients ont perdu la vie dans l'hôpital de Côte-d'Or, un chiffre ramené à 13 en comptant toute la région Bourgogne.

Mais pour l'autre indicateur, à savoir le taux d'incidence (taux de contamination pour une proportion de population), l'optimiste peut être de mise, puisque même s'il continue de progresser, ce n'est plus à un rythme effréné.