Les vacances estivales touchent à leur fin. Bientôt, enfants et adolescents vont reprendre le chemin de l’école. Et ce n’est pas sans appréhension que les parents font face à cela, en cette période de pandémie où le taux d'incidence est cinq fois plus élevé chez les concernés, par rapport à la rentrée 2020.

Les vacances estivales touchent à leur fin. Bientôt, enfants et adolescents vont reprendre le chemin de l'école. Et ce n'est pas sans appréhension que les parents font face à cela, en cette période de pandémie où le taux d'incidence est cinq fois plus élevé chez les concernés, par rapport à la rentrée 2020.

Prévue le jeudi 2 septembre, sauf pour les Antilles françaises qui est reportée pour le 13, la rentrée scolaire des petits Français devrait se passer sans anicroche, à en croire le ministère de l'Éducation nationale. Ce qui n'est pas forcément l'avis des parents compte tenu de la situation actuelle où la présence du variant Delta, bien plus contagieux que ses prédécesseurs, est majoritaire dans le pays.


Certes, les dépenses en matière de soins sont allégées grâce à l'Assurance maladie et à la mutuelle familiale, mais le nombre croissant des hospitalisations des 0-19 ans inquiète plus d'un. Des actions sont alors de mise en vue d'une meilleure préservation de la santé des élèves.

Les jeunes de plus en plus touchés

Le retour en classe est prévu dans quelques jours. Un début d'année scolaire fortement marqué par le Covid-19. De fait, tous les indicateurs épidémiologiques sont toujours dans le rouge, avec notamment un taux d'hospitalisation en tendance haussière pour les jeunes de 0 à 19 ans dans les pays où circule la mutation Delta. C'est du moins ce qu'affirme un collectif de médecins, de chercheurs et d'enseignants dans une tribune le 19 août dernier.

Pour la France, le taux de prévalence chez ce profil d'individus excède les 98%. Ce qui fait que, d'après les quelque trentaine de membres :

Au cours de l'année écoulée, 1,2 % des 0-9 ans testés positifs ont été hospitalisés et le nombre d'hospitalisations est aujourd'hui le double de celui de l'année dernière à la même date, celui des 10-19 ans, le quadruple.

Pour réserver la santé de ces jeunes citoyens, de mesures préventives efficaces doivent être entreprises, et ce, dans les meilleurs délais c'est-à-dire dès la rentrée des classes. À noter que plusieurs nations en sont aussi concernées, ne serait-ce que de citer l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, l'Inde, Les États-Unis et le Canada où des établissements et des pédiatres ont enjoint au renforcement de la protection des moins de 12 ans.


L'unanimité n'est pas au rendez-vous

Il faut, sans plus tarder, définir leur niveau territorial d'application, les indicateurs épidémiologiques, ainsi que les seuils déclenchant le passage d'un niveau à l'autre.

C'est sur cette phrase que le collectif, composé entre autres du président du syndicat de médecins libéraux UFML, Dr Jérôme Marty, des épidémiologistes William Dab et Dominique Costagliola et de l'infectiologue Gilles Pialoux, a conclu sa tribune.

Pour rappel, le protocole publié le 28 juillet dernier a déterminé quatre niveaux de mesures sanitaires à appliquer dans les écoles de France métropolitaine. Le niveau Jaune sera à mettre en place pour la prochaine rentrée, ce qui veut dire :

• Cours en présentiel pour les élèves, du primaire au lycée ; • Maintien des gestes barrières, telles que se laver les mains, garder les distances, éviter le brassage et aérer les salles.

Des mesures qui ne convainquent pas pour autant le collectif, à en croire la tribune :

Impensable d'envisager une reprise au « niveau 2 » du protocole sanitaire, alors que le taux d'incidence chez les 0-19 ans est cinq fois supérieur à celui de la rentrée 2020.

Les professionnels pointent d'ailleurs du doigt le manque d'air purifié dans les salles de classe. D'après eux :

Les fenêtres doivent être bien plus fréquemment ouvertes et la recommandation d'équiper les établissements de détecteurs de CO2 ne peut suffire : cela doit être la règle […] aucune mesure ne vise les cantines.