Reconnue comme étant la principale plateforme de prise de rendez-vous médical en ligne, Doctolib a fait l’objet de nombreuses critiques concernant sa politique de référencement. La présence de faux praticiens qui se faisaient passer pour des psychiatres sur le site a déclenché une polémique.

Suite à la plainte déposée par une patiente victime de fraude en juin 2022, Doctolib annonce des mesures de contrôle plus strictes pour les praticiens qui veulent s'inscrire sur sa plateforme. Ainsi, aucun professionnel ne peut utiliser les services du site sans vérification préalable de son identité et son droit d'exercer.

Une nouvelle procédure d'inscription

Afin de corriger les failles dans le système de contrôle existant, Doctolib a mis en place une nouvelle procédure d'inscription.

Ainsi, depuis le 25 août dernier, le délai de 15 jours accordé aux professionnels qui souhaitent être référencés par la plateforme avant l'ouverture de leurs cabinets a été supprimé. Il n'est plus possible de prendre un rendez-vous sur le site qu'après la vérification du droit d'exercer du praticien.

Toutefois, la plateforme a tenu à préciser que seuls 3 % des praticiens qui y sont inscrits relèvent de la médecine alternative. Les autres sont des médecins référencés auprès du Conseil national de l'Ordre des médecins.

À titre de rappel, les consultations médicales sont remboursées partiellement par l'Assurance maladie.

Le montant de remboursement varie en fonction :

  • de la discipline (généraliste ou spécialiste) ;
  • du respect du parcours de soins coordonnés ;
  • du conventionnement du praticien.

Le reste est pris en charge par la complémentaire santé et le niveau de remboursement dépend du contrat souscrit (des cotisations versées).

Pour trouver l'offre qui correspond le mieux à ses besoins, il est conseillé de comparer plusieurs devis mutuelle à l'aide d'un comparateur en ligne.

Le CSMF réclame un meilleur encadrement de l'utilisation des thérapies alternatives

L'organisation syndicale CSMF a, pour sa part, réclamé un meilleur encadrement de l'utilisation des thérapies alternatives afin de pouvoir différencier clairement les soins de qualité, des remèdes de charlatan.

Le syndicat demande également l'interdiction de toute publicité sur la médecine alternative.