Le PFLSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) 2022 prévoit un manque à gagner de 21,6 milliards d’euros pour le régime général et le FSV (Fonds de solidarité vieillesse). Comparé à la prévision établie pour cette année, le déficit a reculé de 13 milliards d’euros, une réduction qui s’expliquerait par une baisse des surcoûts covid.

Augmentation de 8,4 milliards d'euros des dépenses (hors dépenses liées au covid-19)

Le PLFSS 2022 table sur une augmentation des dépenses de l'Assurance maladie (hors dépenses liées au Covid). Ainsi, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale anticipe une hausse de 8,4 milliards d'euros par rapport à 2021.

Mais grâce à la baisse des surcoûts Covid, l'état des comptes prévisionnels du Régime général et du FSV serait moins déficitaire comparé à celui de cette année. Le manque à gagner devrait être limité à 21,6 milliards d'euros alors que celui-ci s'élevait à 34,6 milliards d'euros pour 2021.

L'État compte renforcer le soutien financier aux établissements de santé en y consacrant 95,3 milliards d'euros, soit +4,1 % comparé à cette année.


Les ressources de l'OGD (Objectif global de dépenses), lequel regroupe les sous-objectifs personnes âgées et personnes handicapées, ont également fait l'objet d'une révision à la hausse (+4,4 %) et sont fixées à 27,5 milliards d'euros.

Pour leur part, les dépenses relatives aux produits de santé devraient augmenter de 1 milliard d'euros l'année prochaine en vue de faciliter l'accès des patients aux médicaments et aux nouveaux traitements.

Ce budget envisage aussi l'ouverture de la prise en charge de la télésurveillance au droit commun. Ainsi, une tarification forfaitaire des activités de télésurveillance sera instaurée l'année qui vient en vue de garantir leur paiement par l'assurance santé.

Revalorisation des métiers de la santé et du médico-social

Pour la revalorisation des métiers de la santé et du médico-social, le projet de loi rajoute un fonds supplémentaire de 2 milliards d'euros. Les mesures concernent le Ségur de la santé, l'extension du Ségur dans le champ médico-social, et sa prolongation.

Par ailleurs, 2 autres milliards d'euros seront alloués aux investissements dans la santé, dont 515 millions d'euros dédiés au financement du numérique dans ce domaine.