Le vaccin contre le covid de la marque Pfizer//BioNTech a tout récemment obtenu son feu vert — sans condition – de la part de la FDA. De quoi susciter bon nombre d’établissements américains à instaurer l’obligation vaccinale pour leurs employés. C’est bien le cas de Delta Airlines, un moyen selon sa direction de réduire le risque financier pesant sur eux.

La quatrième vague de la pandémie est loin d'être terminée, certains pays sont même toujours en plein dedans. Pour remettre les chiffres au vert, plusieurs mesures ont dû être renforcées, ce qui remet la question d'imposer les vaccins contre le covid, un sujet suscitant encore des débats. Pour autant, de plus en plus d'enseignes dans le secteur privé ont décidé de rendre la piqûre obligatoire pour leurs collaborateurs.

Une situation qui prend de l'envergure, notamment, aux États-Unis. En effet, depuis fin juillet, la liste des entreprises concernées s'allonge. Dernièrement, la compagnie Delta Airlines a aussi rejoint les rangs. À partir de novembre, ses employés non vaccinés auront à payer davantage pour leur assurance. Il faut dire que la maladie engendre des charges supplémentaires à la société bien que des devis mutuelle santé puissent avoir été établis au préalable.


Plusieurs entreprises ont devancé la décision

Alors que les vaccins Johnson & Johnson, Moderna et Pfizer n'ont encore bénéficié que d'une « autorisation d'urgence » aux États-Unis, plusieurs employés de grandes entreprises du pays se sont déjà vus imposer la présentation d'une preuve vaccinale depuis le mois dernier. Chevron, Disney, les pharmacies CVS et la banque Goldman Sachs s'y sont mis au grand dam des éventuels récalcitrants.

Une initiative que les enseignes financières Morgan Stanley et BlackRock, les géants du web Facebook et Google ainsi qu'Uber ont pourtant déjà prise depuis juin. Et qui se renforcera indubitablement, maintenant que la FDA (Food Drug Administration) a donné son approbation complète pour l'utilisation du vaccin anticovid de Pfizer/BioNTech pour les personnes âgées de plus de 16 ans. À noter que depuis le 20 août dernier, celui-ci est officiellement autorisé dans le pays de l'oncle Sam.

Ce qui devrait convaincre davantage les citoyens à se faire vacciner même si depuis décembre, le vaccin a été déjà administré à quelque 204 millions d'individus sur tout le territoire. Ce qui est certain, les entreprises qui imposeront la vaccination contre le Covid à leurs employés n'auront plus à craindre des recours légaux.

Une approbation qui ouvrira la vanne des obligations vaccinales

Depuis vendredi 20 août, bon nombre d'établissements ont franchi le pas de l'obligation vaccinale pour les salariés. La compagnie Delta Airlines ne fait pas exception à la règle. À sa direction de souligner sa confiance quant à la performance du vaccin :

Nous sommes confiants dans la sûreté et l'efficacité du vaccin Pfizer qui a subi le même examen rigoureux que d'autres médicaments qui ont été approuvés pour traiter le cancer et les maladies cardiaques, ainsi que d'autres vaccins.

Pour joindre la parole aux gestes, son président-directeur général, Ed Bastian, a émis un memo interne exigeant à ses collaborateurs non vaccinés contre le Covid-19 une surcharge mensuelle sur leur couverture maladie. Ainsi, selon lui :

À compter du 1er novembre, les employés non vaccinés inscrits au plan d'assurance santé de Delta seront soumis à un supplément mensuel de 200 dollars.

Cette participation contribuera à alléger les charges de l'entreprise qui court des risques financiers à cause des employés ne présentant pas de schéma vaccinal complet et qui sont après contaminés, puis hospitalisés. En effet, selon les estimations du PDG Ed Bastian :

Le séjour hospitalier moyen à cause du Covid-19 a coûté à Delta 40.000 dollars par personne.