Le déremboursement des soins homéopathiques déçoit les professionnels du secteur

Les effets bénéfiques de l’homéopathie sont difficiles à déterminer

Il s’agit sans doute de l’élément qui joue en défaveur de l’homéopathie : aucune étude scientifique ne détermine exactement la contribution apportée par ce type de soins à l’équilibre physiologique humain.

Leur statut de placébo est probablement entré en ligne de compte lorsque le gouvernement a pris la décision de supprimer le remboursement des frais payés à l’homéopathe.

Dans son argumentaire pour dénoncer ce choix, Bernard Jouanjean, médecin de prévention, fait le rapprochement entre l’homéopathie et la psychanalyse, deux spécialités aux effets non tangibles et pourtant, la seconde continue de faire l’objet d’un remboursement.


Autre exemple cité par le docteur Jouanjean, l’acupuncture, cette médecine alternative qui améliore le bien-être des patients sans toutefois bénéficier d’une reconnaissance auprès des scientifiques.

Agir en amont de la maladie est tout aussi important que de la soigner

De l’avis du docteur Jouanjean,

« Tous les soins ne donnant pas lieu à des traitements, en l’occurrence les séances chez un psychologue ou les recours aux soins homéopathiques, devraient être déremboursés ».

Le docteur n’a pas manqué de rappeler certains arguments de ceux qui approuvent la décision gouvernementale.

Selon eux,

« L’homéopathie n’est pas du même ordre que les soins pour guérir le cancer ou les autres maladies graves ».

Ce à quoi Bernard Jouanjean répond que

« La probabilité que ces maladies soient évitées grâce à l’homéopathie est également élevée ».

Mais si l’homéopathie se repose majoritairement sur la capacité de l’organisme humain à se soigner lui-même, sa contribution au bien-être du patient est reconnue et non contestée.

Il parait donc injuste que seules les personnes disposant d’une bonne assurance santé puissent bénéficier de cet excellent outil de prévention.