Les traitements du cancer du sein sont lourds et invalidants. C’est dans le contexte d’alléger leurs effets indésirables que la désescalade thérapeutique est de plus en plus souhaitée dans la prise en charge des malades à faible risque de récidive. À savoir, moins de 20 % des patientes sont concernées par cette nouvelle initiative.

Le cancer du sein fait près de 12 000 morts chaque année, rien qu'en France. Et pour les survivantes, le combat n'est pas de tout repos. Son traitement consiste à des thérapies immunologiques, chimiques et hormonales, qui peuvent être combinées, en fonction de l'état du malade et de l'évolution de la maladie. Ces femmes doivent alors subir des tonnes de traitements afin de limiter les dégâts causés par le cancer ainsi que sa propagation.

Toutefois, il peut se rencontrer une atténuation des traitements, mais moins de 20 % des patientes seulement peuvent en bénéficier. Des analyses génomiques permettent d'ailleurs d'identifier ces cas-là. Et il convient de noter que ces tests ne sont pas remboursés directement par l'Assurance maladie ni par la mutuelle santé.


Les traitements sont pour le moins agressifs

La prise en charge des patientes atteintes de ce genre de cancer requiert plusieurs types de traitements. De l'hormonothérapie à la chimiothérapie, en passant par l'administration d'anticorps et la radiothérapie, et ce, pendant plusieurs années consécutives. Des traitements lourds, à doses élevées qui il faut le reconnaître ont beaucoup d'effets secondaires néfastes sur le corps de la femme, déjà fragilisé par la maladie.

Toutefois, pour les médecins, l'éradication de toutes les cellules cancéreuses est primordiale, ainsi que l'évitement de toute forme de récidive, d'où l'association de tous ces traitements.

Le traitement chirurgical est également possible pour essayer d'enlever le plus de cellules cancéreuses. De nos jours, il est possible d'éviter l'ablation totale des seins et de les conserver dans 70 à 80 % des cas.

Traitements allégés dans 20 % des cas

D'après les enquêtes réalisées, 80 % des femmes atteintes de cancer du sein souhaitent avoir des traitements moins invasifs. Une requête qui peut être réalisée pour certaines. En effet, grâce à l'avancée de la science et de la technologie, le diagnostic de cette pathologie peut se faire très tôt. Et grâce à un test de détection de la signature génomique, on peut d'ailleurs déterminer le taux d'agressivité du cancer.


Les gènes des cellules tumorales sont analysés et/ou séquencés pour identifier cette signature génomique. Il existe actuellement quatre techniques utilisées pour procéder à cette analyse. En fonction des résultats de ces tests, les médecins décideront si une désescalade thérapeutique peut se faire ou non.

Si oui, la patiente peut alors échapper à des séances de chimiothérapie, et ne sera traitée que par hormonothérapie qui, pour rappel, est la base du traitement du cancer du sein, et qui a déjà sauvé des milliers de vies. Le seul hic de cette démarche est que le diagnostic de la signature génomique n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie, et donc sera aux frais des malades.