Après une étude au Royaume-Uni, Epi Phare a mené une seconde enquête sur l’efficacité des vaccins. À l’instar de la première, cette dernière étude suggère que les injections anti-covid contribuent largement à éviter le développement d’une forme sévère du covid-19. Face à ce constat, l’Académie de médecine conseille au gouvernement de rendre les vaccins obligatoires.

La situation épidémiologique continue de s'améliorer en France à en croire les derniers chiffres publiés par Santé publique France, des statistiques relayées par des enseignes d'assurance hospitalisation. En effet, le 27 mai dernier, l'agence gouvernementale a communiqué les derniers chiffres de la pandémie du covid-19 avec plusieurs indicateurs à la baisse, notamment le nombre de contaminations quotidiennes. À cette date, Santé publique France a enregistré 13 933 nouveaux cas en 24h, pour 3 206 personnes admises en réanimation.

Parallèlement, Epi Phare vient de publier les résultats d'une étude portant sur l'efficacité des vaccins. Le bilan de cette enquête suggère l'efficacité des injections, en tout cas pour les doses Pfizer.


Pas de vaccination obligatoire

Une agence britannique a mené une première étude sur l'efficacité du vaccin Pfizer. Les résultats de cette enquête suggèrent que les injections contribuent largement au non-développement d'une forme sévère du covid-19.

Epi Phare a mené une étude semblable sur plus de 4 millions de Français de décembre 2020 à février 2021. Cette enquête a suivi deux groupes de personnes présentant les mêmes caractéristiques, à savoir, elles ont toutes plus de 75 ans, vivant dans la même région, et certaines présentaient des comorbidités. Mais la différence est que les individus du premier groupe ont été vaccinés tandis que les personnes du second groupe n'ont reçu aucune injection.

Selon l'étude d'Epi Phare, les sujets vaccinés présentaient une incidence d'hospitalisation inférieure à hauteur de 87 % par rapport aux patients non vaccinés, et ce, dès la première injection. Un constat quasi similaire à celui de l'étude menée au Royaume-Uni. Ces résultats suggèrent que les vaccins sont réellement efficaces, ce qui a incité l'Académie de médecine à conseiller au gouvernement de rendre les vaccins obligatoires.

En visite au Rwanda, le président de la République, Emmanuel Macron, a toutefois indiqué que les vaccins ne seront en aucun cas obligatoires. Il a rajouté que :

Il est plus efficace de passer par la conviction, et aujourd'hui de ne pas rendre la vaccination obligatoire. La confiance est en train de s'installer je m'en réjouis.

Le programme de déconfinement progressif

La situation épidémiologique s'améliore dans l'Hexagone. Le gouvernement a ainsi décidé d'instaurer un déconfinement progressif. Depuis le 19 mai, les terrasses, les commerces et les musées sont autorisés à rouvrir boutique. Le nombre de clients accueillables est toutefois limité. De même, les bibliothèques, les zoos, les casinos, les piscines et les salles de fitness peuvent de nouveau accueillir des visiteurs, mais avec un nombre restreint de personnes.


D'ici le 9 juin, le gouvernement prévoit de repousser le couvre-feu à 23h et va augmenter le nombre de personnes pouvant être accueillies en simultanée dans les cafés et les restaurants. À compter de cette date, les règles de télétravail vont aussi être assouplies et les lieux de culture et les stades pourront recevoir jusqu'à 5 000 personnes.

Dans le cadre de ce déconfinement progressif, d'ici le 30 juin prochain, le couvre-feu pourrait être abrogé et la limitation des clients dans les bars, les restaurants et les stades pourraient prendre fin. Mais cela va encore dépendre de l'évolution de la situation sanitaire.