La diététique est aujourd’hui un domaine sur lequel se repose la santé de bon nombre de personnes

Outre les activités sportives, une alimentation saine et appropriée permet de conserver une meilleure santé. Toujours est-il qu’il est parfois difficile de suivre cette hygiène de vie, surtout lorsqu’on se retrouve avec un état de santé quelque peu particulier, comme celui des patients souffrant de maladies chroniques ou celui d’individus atteints d’obésité, ou simplement celui de personnes enceintes.

D’où l’utilité de consulter un diététicien-nutritionniste qui a été formé en ce sens. Il est, par ailleurs, toujours recommandé de bien vérifier la qualification du praticien avant de lui confier quoi que ce soit, en sachant que la profession est réglementée par le code de santé publique. Le fait est qu’on en rencontre à chaque coin de rue alors que certains opèrent dans l’illégalité.


Une profession fort indispensable

Consulter un spécialiste de la diététique et de la nutrition n’est pas un luxe. L’intervention de ce professionnel de la santé est même préconisée dans de nombreux parcours de soins par la HAS (Haute Autorité de Santé), notamment pour d’éventuels troubles liés à l’alimentation. À savoir, dans ce cas de figure, le diététicien-nutritionniste est le seul à même de prodiguer des conseils appropriés.

C’est ainsi qu’un médecin généraliste, ayant consulté des clientes en état de grossesse, des patients souffrant de maladies chroniques, comme une pathologie cardiovasculaire ou un diabète, de troubles digestifs ou de surpoids, est amené à les rediriger vers un expert dans le domaine. Tout comme il est également possible pour eux d’accéder aux soins de ce dernier sans passer par cette voie.

Toujours est-il que le métier se trouve aujourd’hui menacer par la propagation de nombreux professionnels se targuant des mêmes capacités à conseiller et accompagner les personnes en déséquilibre nutritionnel. Revendiquant des mesures protectionnistes contre cette situation, l’Association des diététiciens de Bretagne souligne que :

« Ces pratiques illégales ou non éthiques sont au détriment des patients ».

Une vérification de la qualification du thérapeute est alors de mise avant de prendre un rendez-vous pour une consultation. À préciser qu’avant de pouvoir exercer son métier, celui-ci doit disposer :

  • D’un DUT (diplôme universitaire de technologie) ou d’un BTS (Brevet de technicien supérieur) en diététique ; 
  • D’une accréditation par l’État, prouvée par un numéro Adeli provenant de l’Agence régionale de la Santé (ARS).

Un accompagnement médical préconisé

L’accompagnement d’un spécialiste est conseillé pour toute personne désireuse de perdre du poids. Et ce, même si la prestation peut être parfois coûteuse. En effet, chaque diététicien libéral est à même de fixer les honoraires qui lui siéent. Or, il se trouve que ceux-ci sont aux frais du patient, l’assurance maladie ne les prenant pas à charge, à moins de disposer d’une mutuelle santé.


Il faut savoir que pris seuls, sans avis d’un rééducateur en matière de nutrition, les régimes minceur peuvent être inadaptés à l’état physique du concerné. Ce qui risque d’être néfaste pour sa santé. Deux faits en sont d’ailleurs les preuves :

  • L’effet cliquet que subissent les personnes âgées au-delà de 40 ans ou celles en proie à une situation de stress qui ont du mal à conserver un poids santé en raison des cellules graisseuses en continuelle croissance dans leur corps ; 
  • L’effet yoyo qui touche celles qui suivent des diètes draconiennes au point de perdre des kilos considérables pour les reprendre dès que le régime prend fin.

Toujours est-il que l’attribution du diététicien ne se limite pas seulement au contrôle de l’alimentation de son client. Une perte de poids implique une nutrition équilibrée, c’est-à-dire un rapport parfait entre la dépense physique du concerné et ses apports alimentaires. Le praticien est, de ce fait, tenu de :

  • Visionner le comportement du patient dans son quotidien, notamment son environnement familial et social, ses émotions et ses activités physiques ; 
  • D’encourager le concerné à contrôler la quantité des aliments qu’il ingère, et ce, par exemple, en travaillant sur ses sensations de satiété.