Différentes mesures de restructuration changeront la face du secteur santé

Adoptée en mars par l’Assemblée, approuvée par les députés et les sénateurs trois mois plus tard et après moult restructurations, la version finale de la loi santé a enfin vu le jour et a été promulguée pour ensuite apparaître au Journal Officiel en juillet dernier.

Avec elle, cette nouvelle législation apporte quelques changements dans le secteur en se fixant l’objectif de mettre fin au désert médical à travers différentes mesures. Dans ce sens, l’une de ses stratégies se concentrera notamment sur le système limitant le nombre d’étudiants en médecine admis en 2ème année en procédant à la suppression du fameux numérus clausus.


Différentes mesures pour lutter contre le désert médical

En regardant de près les lignes principales entourant la nouvelle loi santé, l’on peut constater que le pouvoir public a exprimé sa volonté à mettre un terme au désert médical. Les différentes mesures adoptées dans ce sens le prouvent en effet ne serait-ce que d’énumérer :

  • La régularisation de certains pratiquants étrangers ; 
  • La possibilité pour les pharmaciens de délivrer des médicaments sous prescription médicale obligatoire (sous certaines conditions) ; 
  • La mise en place d’un portail numérique permettant d’accéder facilement au DMP (dossier médical partagé) ainsi que différents services.

Mais il faut dire que ce ne sont là encore que des détails comparés à la mise en place d’un système de labellisation permettant à des hôpitaux de proximités d’entrer dans le secteur formel et de rediriger leurs activités vers :

  • La médecine générale ; 
  • La gériatrie ; 
  • La réadaptation ; 
  • La chirurgie (sur autorisation strictement encadrée).

Dans ce sens, la législation relative à l’organisation et à la transformation du système de santé cible dans sa liste près de 500 à 600 structures (cliniques et hôpitaux) sur les 3 000 existants sur l’ensemble du territoire.

S’ajoutant à cela, ce dispositif prévoit également de renforcer les compétences des futurs médecins en se concentrant sur les étudiants en dernières années de troisième cycle. En effet, ces derniers devront désormais effectuer un stage pour une période minimum de six mois dans un cabinet ou un établissement de santé.

Et puisqu’ils devront prioriser les zones les plus désertées, il leur serait d’autant plus utile de solliciter les services d’un comparateur mutuelle afin de trouver l’assurance santé étudiante répondant exactement à ce besoin.


À noter pour son premier lancement, ce système concernera uniquement la médecine générale pour ensuite s’étendre à d’autres spécialités.

Une restructuration à la racine

Il faut dire que les problèmes liés au désert médical trouvent principalement leurs sources auprès de l’actuel système limitant le nombre d’étudiants en médecine admis en 2ème année conduisant le pays dans une sérieuse pénurie de praticiens.

Raison pour laquelle, la loi santé, dans le cadre du plan Ma Santé 2022, prévoit la suppression du fameux numérus clausus dès 2020 afin de garantir une restructuration à la racine du système à travers :

  • La diversification des profils des praticiens ; 
  • L’augmentation du nombre de médecins formés à hauteur de 20%.

À noter cependant que les effets de cette mesure ne se feront ressentir qu’après dix ans. C’est pourquoi le gouvernement, via l’arrêté des ministères de la Santé et de l’enseignement supérieur, a d’ores et déjà pris les devants en augmentant le nombre d’étudiants admis en 2ème année.

Ainsi, dès la rentrée 2019, le quota s’élèvera à hauteur de 7,4% par rapport à la saison précédente pour permettre à 1 405 places supplémentaires de se libérer pour ramener la liste à 14 928 et qui seront répartis à hauteur de :

  • 9 314 sièges en médecine (+ 1 109) ; 
  • 1 320 en dentaire (+ 117) ; 
  • 3 261 en pharmacie (+ 137) ; 
  • 1 033 en maïeutique (+ 42).