Parce qu’ils abritent des appareils électroniques qui marchent 24 heures sur 24, parce que des contraintes sanitaires empêchent un tri minutieux et convenable des déchets et parce que le réfectoire enregistre une énorme quantité d’aliments gaspillés, les établissements hospitaliers sont considérés comme un des bâtiments les moins écologiques. Mais ils ont la possibilité, et le devoir, d’améliorer leur empreinte carbone.

Peu écologique et peu économique

Ce n'est pas un secret, les hôpitaux sont des gouffres énergétiques, du fait des appareils qu'ils abritent et qu'ils doivent faire fonctionner en permanence. Mais le personnel hospitalier a le pouvoir de faire baisser cette facture sans pour autant mettre en danger la vie des patients. Il suffit pour cela de changer quelques habitudes.

Au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil dans le Val-de-Marne, par exemple, le personnel note que l'établissement serait beaucoup moins énergivore si certaines pièces non occupées sont laissées dans le noir ; ce qui n'est pas encore le cas à l'heure actuelle.

Toujours dans le même établissement, les infirmières souhaiteraient pouvoir éteindre les lumières dans les couloirs lorsque personne n'y circule plus, mais là encore, c'est impossible puisque les couloirs sont dépourvus d'interrupteurs.


Or, lorsque les charges des hôpitaux sont trop importantes, tôt ou tard, cela se répercute sur les frais de soins. Par voie de conséquence, ceux qui n'ont pas de mutuelle santé refusent tout simplement de se soigner, du fait d'une facture trop salée.

Les hôpitaux croulent sous le plastique

En matière d'écologie, le plastique fait figure d'ennemi public numéro un. Mais il a certaines caractéristiques qui le rendent encore indispensable dans le milieu hospitalier.

À défaut de pouvoir s'en passer, les hôpitaux gagneraient donc à améliorer son système de tri, en vue du recyclage, pour pas que ces éléments polluants, souvent à usage unique, se retrouvent dans la nature.

Des tonnes de nourritures jetées à la poubelle

Certes, son impact environnemental est moindre comparé au plastique et à la consommation d'électricité, mais le gaspillage alimentaire au sein des centres hospitaliers contribue aussi à aggraver leur empreinte carbone.

Lorsque des tonnes de nourritures sont gaspillées, cela occasionne des réapprovisionnements fréquents, donc des mouvements de véhicules et des émissions de gaz à effet de serre.

Certains hôpitaux, à l'image du CHU de Nantes, tentent de réduire cet impact en privilégiant le circuit court, une initiative qui profite également aux producteurs locaux.