Se basant sur les données de plus de 22 millions de personnes, une étude française, la plus vaste menée dans le monde, démontre l’efficacité de la vaccination contre le coronavirus. Une personne ayant reçu les doses de vaccin aurait 9 fois moins de risques de souffrir de formes graves et de décéder de la maladie. Encore mieux, les vaccins seraient efficaces contre le variant Delta.

Une réduction du risque d'hospitalisation supérieure à 90 %

Pilotée par l'institut Epi-Phare en partenariat avec l'Assurance maladie (Cnam) et l'Agence du médicament (ANSM), cette étude de grande ampleur a montré que la vaccination a un effet positif sur le ralentissement de l'épidémie.

En effet, le vaccin réduit de 90 % les risques d'hospitalisation et de décès.

Dans le cadre de cette enquête menée depuis le début de la vaccination, les auteurs ont séparé les individus étudiés en deux groupes égaux (avec le même nombre de personnes pour chaque groupe, soit 11 millions).

Le premier groupe rassemble les individus âgés de plus de 50 ans et ayant un schéma vaccinal complet. Le second réunit ceux dans la même tranche d'âge et n'ayant reçu aucune dose du vaccin.


Leurs taux d'admission à l'hôpital ont été ensuite comparés. Les résultats ont été concluants : le vaccin se révèle être d'une grande efficacité.

Des études sur les vaccins de Pfizer/BioNtech, Moderna et AstraZeneca

Deux tranches d'âge ont également été analysées : les 50-74 ans (avec 15,4 millions de personnes) et les 75 ans et plus (avec 7,2 millions de personnes).

Pour mener cette étude sur des personnes ayant reçu les vaccins de Pfizer/BioNtech, Moderna et AstraZeneca, les chercheurs ont constitué des couples pour comparer leurs taux d'hospitalisation.

Chaque personne vaccinée à une date donnée est associée à une autre non-vaccinée du même âge, de même sexe et habitant dans la même région. Le principal objectif de cette étude est de prouver l'efficacité des vaccins contre les formes graves.

Concernant leur efficacité sur le variant Delta qui domine dans l'Hexagone, il est encore trop tôt pour s'avancer.

Toutefois, le groupement Epi-Phare a déjà constaté une réduction importante du risque d'hospitalisation liée au covid-19 dès l'apparition du variant Delta dans le pays.

Il est donc nécessaire de mettre à jour ces résultats pour évaluer l'évolution de l'efficacité de la vaccination sur une plus longue période.